Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission dédiée à l'innovation au numérique et à la tech responsable.
- Et aujourd'hui on va parler montagne et numérique.
- Avec nos invités, nous vous ferons découvrir comment la montagne se réinvente grâce aux nouvelles technologies.
- Que ce soit pour assurer la sécurité des skieurs, prévoir l'enneigement et alimenter les stations de manière intelligente ou encore réinventer les activités dans un contexte de réchauffement climatique.
- Le numérique pour tous spécial montagne et numérique, c'est tout de suite et c'est sur Sud Radio.
- Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Pérez.
- Et pour commencer cette émission spéciale montagne et numérique, un acteur au cœur de l'actualité, il est délégué général de l'association nationale des élus de montagne, j'ai nommé Olivier Riffard.
- Olivier bonjour, on est ravis de vous avoir en plateau.
- Alors une question parce qu'on aime bien commencer par les définitions dans le numérique pour tous, qu'est-ce qu'on appelle une commune de montagne en France ? Alors une commune de montagne, c'est...
- C'est 6100 communes qui sont classées par la loi et qui ont des contraintes liées à l'altitude, la pente et le climat et qui sont réparties sur 6 massifs, donc vous avez les Pyrénées, les Alpes, la Corse, le Jura et le Doubs et donc c'est l'ensemble de ces communes qui adhèrent à notre association, l'ANEM, qui est chargée de défendre les intérêts de ces territoires.
- Alors on a toujours le sentiment que la montagne s'est associée au blanc, à la neige et au ski, mais ce n'est pas que ça.
- Là, la montagne plus largement, ce sont des territoires avec effectivement des habitants, avec des enjeux.
- On y vient, on y repart. C'est quoi un petit peu le statut de la montagne aujourd'hui ? Effectivement, sur ces 6000 communes, vous avez un certain nombre de communes qui sont stations de montagne, mais vous avez aussi la plupart des communes qui sont des communes rurales et de montagne, qui ont un certain nombre de contraintes spécifiques.
- Et donc beaucoup de ces territoires sont habités par des habitants permanents, qui ont conservé un certain nombre de services publics pour pouvoir y résider de manière permanente.
- Donc il y a le tourisme, certes, mais il y a aussi l'agriculture, il y a aussi l'industrie.
- Et donc il y a aussi un certain nombre de gens d'urbains, de néo-urbains, qui ont cheminé vers les territoires de montagne au moment du Covid pour avoir une qualité de vie différente et meilleure.
- Et aujourd'hui, vous avez plus d'entrées ou plus de sorties au niveau des montagnes ? Aujourd'hui, c'est extrêmement disparate en fonction des massifs.
- Vous avez des territoires extrêmement dynamiques comme la Savoie, la Haute-Savoie.
- Vous avez d'autres territoires comme le Massif central.
- qui sont moins bien desservis par les transports en commun, qui ont aussi parfois un peu de perte de population.
- Mais l'objectif, c'est de garder ces territoires vivants avec des habitants permanents.
- Alors j'ai envie de vous demander, puisque la mission s'appelle le numérique pour tous, le numérique aujourd'hui, c'est un peu la solution miracle pour vivre la montagne et entretenir une dynamique ou pas que ? Le numérique, c'est extrêmement important en montagne, mais je dirais sur l'ensemble du territoire.
- Donc le combat de l'ANEM depuis très longtemps, c'est de garantir en tout point du territoire d'avoir une très bonne couverture fixe et mobile qui permet aux gens effectivement de faire toutes les activités, de télétravailler, on l'a vu très très fortement lors du Covid.
- Et donc nous, on revendique un égal accès au numérique et donc c'est très très important.
- Et aujourd'hui, on mesure le chemin parcouru et la connectivité en montagne s'est considérablement améliorée depuis une dizaine d'années.
- D'ailleurs, il y a de moins en moins de zones blanches aujourd'hui en montagne.
- Oui, les zones blanches ont été pour la plupart, on peut dire, éradiquées ou en tout cas effacées grâce au New Deal Mobile, en fait, qui a été un très bon accord conclu par un certain nombre avec l'État et les opérateurs pour aller déployer des pylônes dans les zones non rentables de la 4G.
- Et on...
Transcription générée par IA