Retranscription des premières minutes :
- Le meilleur de Sud Radio, John Rakotosafi.
- Hier, il y avait une émission spéciale des vraies voix du rugby avec Daniel Herrero et Quentin Cabanis qui répondaient aux auditeurs de Sud Radio. On vous fera réécouter ça dans quelques instants.
- Le fait de la semaine, c'est les fameux Epstein Files.
- Est-ce que c'est l'affaire qui va renverser le système ? On abordera ce sujet avec Perico Légas.
- Et puis, on recevra aussi en invité exceptionnel un observateur qui connaît très bien la vie politique.
- Un certain Alain Duhamel.
- Ça sera dans les prochaines minutes.
- Et avant ça, voici l'interview politique de Jean-François Achéli de ce lundi 2 février où il recevait la députée Ensemble pour la République et ancienne ministre Agnès Pannier-Runacher.
- Bonjour à vous Agnès Pannier-Runacher.
- Bonjour Jean-François Achéli.
- Le budget sera enfin entériné ce soir après les deux ultimes motions de censure RN et LFI.
- Vous en êtes satisfaite ? 7,3 milliards d'euros de surtaxe.
- C'est payé par les 300 plus grandes entreprises.
- Franchement, est-ce que vous validez ce budget ? Non, moi j'ai été constante sur ce sujet-là.
- Je pense que ce n'est pas un bon budget parce que ce n'est pas un budget qui prépare l'avenir.
- Mais c'est un budget dont nous avons besoin aujourd'hui parce qu'on l'a vu.
- Moi, je le vois sur mon territoire du Pas-de-Calais.
- Les entreprises ont levé le crayon.
- Elles ont arrêté d'investir.
- Elles ont arrêté de recruter parce qu'elles voulaient savoir à quelle sauce elles seraient croquées dans le budget.
- Donc, on a besoin.
- On a besoin de ce budget.
- On retrouve le niveau de prélèvement obligatoire de 2019 du fait de l'ensemble des groupes politiques.
- Et je peux dire qu'en dehors du bloc central, effectivement, on veut résoudre les sujets de baisse de dépenses publiques en augmentant les impôts.
- Ce n'est pas comme ça que ça marche.
- Ce n'est pas comme ça que ça marche, vous dites.
- C'est la poussière sous le tapis.
- Rendez-vous en 2027.
- C'est un peu l'idée.
- Moi, c'est ce que je vois de la part des autres groupes politiques.
- C'est-à-dire qu'il y a une immense hypocrisie de dire...
- Le budget n'est pas bon.
- Mais moi, j'étais pour empêcher l'augmentation des impôts.
- Quand on voit que le Rassemblement national vote en première lecture 36 milliards d'augmentation d'impôts.
- Ils inventent la taxe sur la localisation de la production en France.
- Donc, vous dites que c'est la faute au RL.
- Non, je dis que c'est un manque de courage de beaucoup de groupes politiques.
- Sachant que, moi, je vais être très claire.
- Renaissance, mon groupe politique, nous n'avons cessé de batailler.
- Nous n'avons cessé.
- Nous n'avons cessé de batailler pour faire en sorte de baisser les dépenses publiques et de ne pas augmenter les impôts.
- Et aujourd'hui, nous effaçons tout le travail qui a été fait de baisse des impôts entre 2017 et 2023.
- Et nous revenons au niveau de prélèvement obligatoire de 2019.
- C'est dommage, mais nous, nous serons là en 2027 pour proposer un programme qui tient à l'heure.
- Vous parlez du RN.
- Marine Le Pen a déclaré que M. Lecordu a échappé à la censure en sortant le carnet de chèque des Français pour acheter les voix du Parti socialiste.
- Mais qu'est-ce qu'elle a proposé, Marine Le Pen ? Marine Le Pen, en termes de baisse des dépenses, elle n'a proposé que des augmentations d'impôts.
- Elle a proposé une augmentation de 26 milliards d'euros d'impôts sur les entreprises qui produisent en France.
- C'est une plaisanterie.
- Vous dites quand même merci à Olivier Faure.
- Je dis qu'on devait s'en sortir collectivement et que moi, j'aurais espéré, de la part des autres groupes politiques, un peu plus de courage.
- Mais maintenant, à minima, il faut reconnaître que les Républicains, le Parti socialiste, ont fait le travail de trouver un chemin.
- Un chemin de compromis et de nous permettre de sortir de cette situation de blocage.
- Alors, les entreprises sont assommées d'impôts, un peu plus à chaque fois.
- 6 Français sur 10, vous avez vu le sondage ce week-end, 58%, qui pensent qu'un patron ferait un bon président de la République.
- Enquête Opinion Way pour la Fondapol, le cercle des entrepreneurs engagés.
- Les mentalités évoluent. Vous...
Transcription générée par IA