Retranscription des premières minutes :
- Picotis solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable et Akena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente Sud Radio, la planète demain, Christophe Debian.
- Eh bien bonjour et bienvenue dans la planète demain sur Sud Radio.
- Un nouvel épisode qui démarre maintenant. Cette émission est optimiste et positive comme vous le savez.
- Elle donne la parole aux acteurs du changement et notamment aux porteurs de solutions environnementales.
- Alors justement aujourd'hui, nous en avons deux qui sont exceptionnels et nous avons donc le plaisir d'accueillir dans nos studios ces deux acteurs de l'écologie positive. J'ai nommé Cédric Carle qui lui est président de Regenbox qui développe des solutions permettant de diagnostiquer et régénérer les piles alcalines non rechargeables afin de prolonger leur durée de vie et réduire leur impact environnemental.
- Et puis nous avons également Tony Bernard qui lui est directeur général de l'Impact Tank qui vient de publier un ouvrage intitulé « Ce qui compte vraiment, un autre modèle social est possible ».
- Bonjour à tous les deux.
- Bonjour.
- Alors si vous le voulez bien, on va commencer avec vous, cher Cédric.
- Votre entreprise s'inscrit dans une démarche de réemploi des ressources du quotidien à la croisée de l'innovation, de l'éco-conception, de l'économie circulaire, l'économie de la fonctionnalité et plus largement, je parlais de l'économie circulaire, plus largement l'économie circulaire bien sûr.
- Mais comment est née cette idée du « Regenbox » et de cette réflexion autour des piles que l'on croit souvent mortes finalement ? Alors bonjour Christophe, bonjour à toutes et à tous.
- Donc effectivement, moi je suis designer de formation et j'ai travaillé aussi il y a de nombreuses années en Suisse romande avec des gens qui m'ont ouvert les yeux sur la question des brevets.
- Et en fait, il y a énormément d'innovations énergétiques qui sont déjà dans nos cartons, qu'on n'a pas à réutiliser, parce qu'elles sont dans le domaine public notamment.
- Et en fait, c'est en créant cette recherche participative paléo-énergétique, dont j'ai l'ouvrage ici « Rétro-Futur », une contre-histoire des innovations énergétiques, c'est en cherchant dans les brevets qu'on a retrouvé un brevet des années 80, mis au point par le co-fondateur et le co-créateur de la pile alcaline elle-même dans les années 50, qui s'appelle Karl Kordesch, et qui rechargeait ces piles dites « non rechargeables ».
- Donc quand on est tombé dessus, on s'est dit voilà, il faut investiguer, on l'a fait de manière très structurelle avec énormément d'universitaires, des fablabs, des soutiens industriels aussi en France.
- Et donc aujourd'hui, c'est devenu un produit sur étagère fabriqué en France, qui recharge vos piles alcalines et surtout qui va chercher les piles qui sont jetées à tort et qui sont soit rechargeables grâce à la micropulsion électrique, soit qui sont carrément jetées neuves.
- Et donc ça, c'est la grande innovation, elle est aussi là, c'est qu'on va chercher des piles neuves, qui sont jetées à tort dans nos bacs de collecte.
- Alors justement, vous affirmiez dans une note, que j'ai eu la chance de lire, que jusqu'à 60% des piles alcalines qui ont été jetées contiennent encore de l'énergie.
- Comment expliquez-vous ce décalage en perception et en réalité ? Alors c'est assez surprenant, et d'ailleurs on se dit tous les piles alcalines, c'est les piles des grands-mères et en fait on en utilise de moins en moins.
- Alors je vous invite à regarder les chiffres du marché, c'est en croissance, y compris en France, et sur pas mal de continents, c'est vraiment une croissance à deux chiffres.
- C'est pas parce que le lithium apparaît qu'on n'utilise plus d'alcaline, au contraire.
- Et en fait on s'est dit, mais qu'est-ce qui se passe ? Parce qu'effectivement on recharge des piles non rechargeables, c'était déjà assez surprenant, et puis après on est allé voir le gisement.
- Alors le gisement il est où ? C'est dans les bacs de collecte.
- Les bacs de collecte, c'est donc sur un milliard d'unités produites chaque année en France, 33 000 tonnes de déchets, on ne collecte que 50% de ces petites piles portables.
- Donc déjà en fait, il y a beaucoup de piles qui passent, dans les mauvaises poubelles.
- Et donc on est...
Transcription générée par IA