Retranscription des premières minutes :
- Picotis Solaire, expert en solutions photovoltaïques pour un avenir durable et Akena, la reine des vérandas et des pergolas, vous présente Sud Radio, la planète de main, Christophe Debian.
- Bonjour et bienvenue sur Sud Radio pour un nouvel épisode de la planète de main, l'émission optimiste et positive qui donne la parole aux acteurs du changement et aux porteurs de solutions environnementales et qui plus est, vous réconcilie avec l'écologie.
- Et aujourd'hui, nous avons le plaisir d'accueillir dans nos studios deux acteurs de l'écologie positive, j'ai nommé Cédric Ringenbach, fondateur de l'association La Fresque du Climat et du cabinet Blue Choice, ainsi que Véronique Cherouty, pharmacienne et cofondatrice d'Evum, la première marque française de compléments alimentaires pensée exclusivement pour la santé des hommes. Bonjour à tous les deux.
- Bonjour.
- Alors Cédric Ringenbach, vous êtes ingénieur diplômé de l'école centrale de Nantes.
- Vous êtes ancien officier de réserve de la marine, fondateur de l'association La Fresque du Climat et du cabinet Blue Choice, qui accompagne les entreprises d'ailleurs dans la sensibilisation aux enjeux climatiques et sur les risques et opportunités de la transition écologique positive.
- C'est plus qu'un CV, c'est un triple CV que vous avez.
- Chers auditeurs, saviez-vous que depuis la crise des gilets jaunes, le prix du carbone est devenu un tabou ? Le niveau de la taxe carbone en France qui devait augmenter...
- Chaque année et qui aurait dû arriver à plus de 100 euros, aujourd'hui est resté bloqué à 45 euros.
- Alors aujourd'hui, cher Cédric, contre vents et marées, vous avez décidé de relancer le débat, notamment sur le prix du carbone en France.
- Selon vous, pourquoi le prix du carbone est-il devenu un sujet tabou dans notre pays ? Je crois que la raison, vous l'avez cité à l'instant, c'est les gilets jaunes.
- Ça a traumatisé énormément de monde du côté des politiques et de toutes parts, à droite, à gauche.
- Chez les écologistes, dans les ONG environnementales qui ont une forte sensibilité sociale, on a l'impression que mettre un prix au carbone va systématiquement être défavorable aux populations les plus défavorisées.
- Ce qui a un fondement, il y a une raison à ça.
- Mais simplement, si on rentre un petit peu dans le détail tout à l'heure, cet inconvénient n'est pas insurmontable.
- Alors, pourquoi le débat public finalement autour du prix du carbone semble-t-il aujourd'hui complètement à l'arrêt ? Pourquoi le débat public finalement autour du prix du carbone semble-t-il aujourd'hui complètement à l'arrêt ? Il y a un problème sur le débat global sur l'environnement.
- Je pense que c'est qu'il est beaucoup trop polarisé.
- Et on a l'impression que l'écologie est traditionnellement de gauche.
- Et je pense qu'il n'y a pas de raison à ça, en réalité.
- Donc, on a d'un côté une écologie de gauche à qui il peut arriver d'être dogmatique, d'être un petit peu sectaire aussi.
- Des gens qui ne discutent pas suffisamment avec ceux qui ne sont pas d'accord avec eux.
- Et puis, à droite, un positionnement qui va évoluer, qui est en train d'évoluer, mais qui a pu être, qui peut être encore chez certains, un peu caricatural.
- En mode, l'écologie, c'est de gauche, donc on est contre.
- Ce qui est bête, parce que les électeurs ne pensent pas ça.
- Et je pense que c'est justement le moment de relancer le débat, de mettre les arguments sur la table posément, calmement, avec de la nuance.
- Et de se rendre compte que, qu'on soit de gauche ou de droite, en fait, ce sujet nous touche tous.
- Et on a tous des raisons.
- On peut s'en emparer.
- Et après, on peut avoir éventuellement des avis différents sur comment il faut s'y prendre pour résoudre le problème.
- Alors, pourquoi ce sont désormais les milieux économiques qui portent encore ce sujet, plutôt que les politiques ? Parce qu'ils n'ont pas de tabou avec ce sujet.
- Et parce qu'ils comprennent les sous-jacents, surtout.
- Mettre un prix au carbone, c'est la façon la plus logique pour des économistes d'internaliser l'externalité qu'est le changement climatique.
- Donc, le changement climatique, c'est une externalité.
- C'est une externalité au sens où c'est des conséquences de nos actions qui vont nous retomber sur la figure à terme et...
Transcription générée par IA