single-emission.php

Par avec Florent Rousseau

Rencontre avec Florent Rousseau, éleveur bovin


Installé dans sa ferme depuis 2013, Florent Rousseau entretient un élevage d’une quarantaine de vaches
Les invités

Retranscription des premières minutes :

- Et ce matin, nous sommes à la frontière entre l'Hérault et le Gard, du côté de Marseillard, près de Montpellier, avec un éleveur bovin qui nous fait le plaisir d'être avec nous ce matin, Florent Rousseau. Bonjour.
- Bonjour. Et bienvenue sur Sud Radio. Comment allez-vous ce matin, Florent ? Ça va bien ? Ça va, ça va. Ça va. En pleine forme pour débuter cette nouvelle journée. Florent, vous avez un élevage de bovins, peut-être de bovins, vaches allaitantes, c'est ça ? C'est ça, oui. Alors on a plusieurs trucs sur l'exploitation.
- On a trois domaines. On a dans les céréales anciennes, dans les fruitiers, et aussi la grosse partie, c'est les bovins.
- Et l'élevage allaitant pour la viande, en race au braque. En race au braque, un choix que vous avez fait en fonction de quoi ? Pourquoi avez-vous choisi cette race en particulier, la race au braque ? C'était pour moi la race la plus locale.
- On va dire que c'est la race d'Occitanie, celle qui se rapproche le plus de chez nous, parce qu'il n'y a pas vraiment de race locale.
- Dans les rots, si ce n'est au braque, ils se rapprochent le plus. Après, bien sûr, il y a du Camargue chez nous.
- Ils se rapprochent le plus de la Camargue, mais quand même celle qui est la race à viande la plus locale, c'est la race de l'Occitanie.
- C'est le braque. Elle est connue mondialement, bien sûr. Bah oui, effectivement, pour la qualité de sa viande, Florent.
- Alors vous l'avez dit, vous ne faites pas que de l'élevage. Vous faites d'autres types de production, notamment du céréale.
- L'idée, c'est d'avoir une autonomie complète de faire, en l'occurrence, de l'élevage.
- En partant de la nourriture, en produisant la nourriture de vos vaches, et puis jusqu'à, finalement, la vente.
- Ensuite, en vente directe, c'est ça ? Bien sûr. Il faut être autonome sur la ferme, parce que sinon, c'est pas rentable, bien sûr.
- C'est une question de rentabilité. Si on n'est pas autonome, quand on commence à acheter à l'extérieur, ça vaut vraiment pas le coup.
- Déjà que même en étant autonome, le métier d'agriculteur est assez difficile. Donc il faut calculer tout.
- C'est-à-dire que vous avez du mal aujourd'hui. Je sais pas depuis quand vous êtes lancé. Depuis une dizaine d'années, je crois, Florent.
- C'est difficile d'en vivre aujourd'hui ? Ça fait plus de 10 ans. Mais alors difficile à en vivre, on va pas non plus se plaindre, nous, parce qu'on est dans un marché de niche. On est dans l'agriculture biologique. La vente directe en totalité sur ce qu'on fait.
- Donc du coup, voilà. Comme je vous dis, un marché de niche où on arrive à tirer notre épingle du jeu.
- Vous arrivez à tirer votre épingle du jeu. C'est quelque chose qu'on observe de plus en plus, l'idée de pouvoir produire la nourriture de ces bêtes.
- C'est vraiment une tendance. Je sais pas comment vous, vous avez décidé.
- Vous avez décidé de vous orienter vers ça. Ça paraissait logique. Vous vous êtes inspiré, je sais pas, d'autres agriculteurs ? Bah nous, on s'est inspiré un peu surtout des fermes à l'ancienne, en fait. Voilà. Moi, j'aime bien dire que j'ai une ferme à l'ancienne, mais moderne.
- Donc avant, sur l'exploitation, tout le monde avait des vaches, des chevaux, des poules, un verger, un potager. Et nous, on est partis là.
- On s'est basé sur ça, sur des fermes à l'ancienne où vraiment on cultive tout sur la ferme. Donc du coup, chaque atelier vient compléter...
- un autre atelier. Et aussi, à la vente, on peut proposer une gamme. On a plus de 80 produits, nous, dans notre gamme, à proposer à nos clients.
- Vous avez quoi, notamment ? Donc si vous voulez, par exemple, dans la gamme viande, on fait de la viande fraîche surgelée, mais on la transforme aussi en terrine, à les pieds, les tripes, la langue, les joues. On fait tout en bocaux, en sauté même au curry, à la carbonade.
- Et après, par exemple, aussi dans la partie céréale, on va transformer... On fait du pois chiche, on va le transformer en guacamole.
- On fait un guacamole...

Transcription générée par IA

Revenir
au direct

À Suivre
/