Par Maxime Trouleau avec Jean-François Coué
Une fromagerie triplement médaillée au Concours international de Lyon
La fromagerie de la ferme de Mézerac vient d’obtenir début décembre une médaille d’or au concours international de Lyon pour son Skyr
Retranscription des premières minutes du podcast :
- On va parler notamment de fromage ce matin à 6h moins 10. Bonjour, Jean-François Coué.
- Bonjour. Merci d'être notre invité ce matin, notre lefto en ce début d'année.
- On va du côté de Saint-Lifard, c'est ça, dans la Loire-Atlantique.
- Vous êtes gérant du groupe agricole d'exploitation en commun du côté de Mésrac.
- Une fromagerie, une ferme. Racontez-nous un petit peu, puisque vous avez repris, si je ne m'abuse, la ferme de votre père il y a plusieurs décennies déjà.
- Oui, voilà. On a eu toute une période où on était juste producteurs.
- Et donc, notre lait était livré à une laiterie.
- Et depuis 2006, on a démarré une activité de transformation.
- Et donc, on fait les produits laitiers à la ferme.
- Et donc, ça a changé le métier en même temps.
- Qu'est-ce que vous produisez exactement ? Comment, dans votre ferme, mon cher Jean-François ? Alors, on produit des yaourts, du fromage blanc, de la crème fraîche, du beurre, du lait aussi qu'on propose, et puis du fromage un peu plus tard, depuis 2017.
- Plein de bonnes choses.
- Comment vous avez eu l'idée de reprendre la ferme de votre père ? Ça a été naturel ? Vous avez hésité ? Vous avez eu peut-être des conseils, d'ailleurs, de la part de votre père ? Ben oui.
- Enfin, ça a toujours été...
- J'ai jamais pensé faire un autre métier que celui-là.
- Et donc, sur la ferme, il y avait déjà mon frère et ma sœur qui s'étaient installés un peu avant moi.
- Et j'ai repris la suite de mon père qui, lui, arrivait en retraite en 1991.
- Du coup, c'est une entreprise purement familiale.
- Vous êtes une petite équipe réduit, c'est ça, Jean-François ? Oui.
- Alors, la partie de la ferme, de l'élevage, est composée de 4 personnes, avec le neveu.
- Et sa femme et sa maman.
- Et puis, mon frère, lui, donne toujours la main.
- Mais il a pris sa retraite dernièrement.
- Et sur la partie laiterie, on a une équipe de 12 personnes.
- Est-ce que ça aide ? Et donc, je suis associé avec ma sœur.
- Est-ce que, justement, ça aide de travailler avec une petite équipe comme ça ? C'est vrai que ça se différencie des grosses entreprises avec parfois plusieurs centaines de personnes.
- Pour vous, c'est un atout de la part de votre ferme ? C'est votre laiterie, d'être en petit comité, d'avoir la famille ? Ou alors, peut-être, justement, d'être proche de sa famille, ça peut avoir quelques conséquences, notamment quelques petites engueulades, parfois, on le sait.
- C'est pas toujours simple.
- Oui.
- L'organisation s'est faite un peu comme ça, puisque nous étions sur place.
- Et on a donné de l'activité avec le développement de la laiterie.
- Mais oui, voilà.
- Il y a des bons côtés.
- Et des côtés un peu plus à gérer.
- C'est vrai que les relations humaines, c'est des choses qu'il faut faire attention.
- Et même avec notre équipe laiterie, maintenant, ou même si c'est une petite équipe, c'est quand même important...
Transcription générée par IA