Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, ça va mieux en le disant, Jean Dorido.
- Et bonjour mon cher Jean Dorido.
- Bonjour mon cher Maxime, bonjour à tous.
- Merci d'être avec nous ce samedi matin, docteur en psychologie, créateur du site hypnoseparis.com.
- Et Jean, ce matin, vous allez nous parler du cannabis, le fameux cannabis dit thérapeutique, sur les questions notamment de santé mentale.
- Est-ce que ce serait en réalité une fausse promesse ? Eh bien oui, mon cher Maxime, il semblerait que ce soit une fausse promesse et c'est en tout cas ce que prétend une équipe de chercheurs menée par l'Australien Jack Wilson de l'université de Sydney qui s'attaque à cette idée de plus en plus largement répandue selon laquelle le cannabis pourrait avoir des vertus thérapeutiques.
- Il serait notamment réputé pour apaiser l'anxiété, procurer une détente, améliorant le sommeil ou même aider en cas de dépression à tel point que l'usage des cannabinoïdes à visée thérapeutique est déjà autorisé dans des pays tels que le Canada ou l'Australie, tandis qu'en France, la Haute Autorité de Santé, prévoit de décider d'ici cet automne si l'usage thérapeutique du THC, le principe actif du cannabis, pourrait avoir un quelconque intérêt médical.
- Or, ces travaux de recherche publiés dans la revue scientifique The Lancet Psychiatry concluent que le cannabis n'a globalement pas fait ses preuves sur les questions de santé mentale.
- Pour arriver à cette conclusion, ils ont repris l'analyse de 54 essais cliniques menés dans le monde entier depuis 1980 et les résultats sont sans appel, Maxime.
- Les chercheurs vont même jusqu'à dire que bien souvent, l'usage du cannabis à des fins thérapeutiques pourrait faire plus de mal que de bien.
- C'est un fait absolument essentiel à rappeler, surtout dans notre pays, qui se place en champion d'Europe de la consommation de cette drogue.
- Des jeunes de plus en plus nombreux tombent dans le panneau d'un produit qu'ils essayent de plus en plus tôt, pensant qu'il les aidera à aller mieux, là où il ne fait en réalité qu'aggraver les problèmes, jusqu'à rajouter en plus bien souvent le piège de la dépendance.
- Écoutez typiquement le témoignage de Julien, 25 ans, qui a démarré le cannabis à 11 ans.
- À 11 ans ? À 11 ans ! Avant de décrocher, ces propos sont recueillis par vos confrères de l'émission Les Maternelles, sur France 5.
- Au début, c'était juste pour tester.
- Puis après, j'ai vu que ça me faisait tourner la tête, ça me faisait oublier mes soucis.
- Et c'est une accoutumance qu'on ne voit pas forcément arriver, mais ça va super vite.
- Il y a quand même une énigme dans votre chronique, mon cher Jean.
- Parce que si les effets ne sont justement pas positifs, comment se fait-il que tant de pays aient déjà autorisé l'usage du cannabis à des fins thérapeutiques ? Très bonne question, M. Maxime, vous avez raison.
- En fait, le souci majeur, repose sur la différence entre le court terme et le long terme.
- Parce que le tétrahydrocannabinol, le fameux THC, est une molécule dont les effets immédiats sont observés par les cliniciens.
- Dans un premier temps, ils observent chez les usagers une réduction de l'anxiété, ainsi que l'apparition d'une sensation de détente ou même d'euphorie.
- Mais ces effets immédiats, ils sont temporaires et transitoires.
- À la longue, il y a une accoutumance qui s'installe.
- Le corps devient de plus en plus tolérant au produit, ce qui incite le sujet à augmenter les doses pour n'obtenir que des effets de plus en plus positifs.
- Et c'est à ce moment-là qu'apparaissent d'une part le symptôme de dépendance et d'autre part une augmentation de l'anxiété et de la dépression comme une espèce d'effet rebond, une altération également des fonctions cognitives, notamment la mémoire et l'attention, ainsi qu'une augmentation avérée et de mieux en mieux documentée des risques de psychose, notamment chez les sujets les plus jeunes et les plus vulnérables.
- Écoutez le témoignage du jeune Gaël qui raconte sur France Télévisions son parcours sur le sujet.
- Il démarre le cannabis alors qu'il est étudiant en classe préparatoire avant de sombrer le cancer.
- Et je me dis, oh là là, ça y est, je suis bien avec moi-même, je me dis que j'ai...
Transcription générée par IA