Retranscription des premières minutes :
- « Sud Radio, ça va mieux en le disant, Jean Dorido. » « Bonjour mon cher Jean. » « Bonjour mon cher Maxime, bonjour à tous. » « À distance ce matin, docteur en psychologie, créateur du site hypnoseparis.com, Jean, en cette veille de Journée Internationale du Droit de la Femme, vous vous posez cette question, pourquoi les jeunes français sont de plus en plus séduits par cette tendance qui s'appelle le masculinisme ? Et moi Jean, j'ajoute cette question au passage, c'est quoi le masculinisme ? On en parlait à l'instant dans la revue de presse avec Thomas Ranou. » « Eh bien alors, pour faire simple Maxime, le masculinisme, c'est un ensemble d'idées qui se sont développées dans les années 1970, en même temps que naissent précisément les mouvements féministes. Au départ, ce sont des hommes plutôt proches des femmes modernes qui se réunissent entre eux pour réfléchir précisément à ce que cela signifie vraiment qu'être un homme.
- Et puis avec le temps, une forme d'hostilité s'installe dans ces groupes d'hommes vis-à-vis des femmes pour aboutir à la situation actuelle dans laquelle le masculinisme est une espèce de négligence qui est une formuleuse idéologie hyper toxique et souvent ultra violente, qui prône clairement la supériorité des hommes sur les femmes et qui ne considère les relations entre les deux sexes que sous l'angle exclusif du conflit.
- Écoutez typiquement les propos d'un influenceur qui se prétendait, tenez-vous bien, coach en séduction. » « Ce sont les connasses. Bon, après maintenant, les femmes ont toutes un petit côté connasse de toute manière.
- Il faut la faire souffrir. Il faut la faire souffrir. » « Vous l'entendez, il faut la faire souffrir. » « Le coach en question joint le geste à la parole en 2020.
- Il tue son ancienne petite amie de 80 coups de couteau.
- Il est condamné depuis à la perpétuité.
- Et c'est un fait, Maxime, vous l'avez dit, le rapport du Haut Conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes s'intitule cette année « La menace masculiniste ».
- Et il observe ce rapport que 17% des personnes de 15 ans et plus adhèrent dans notre pays au sexisme hostile.
- Cela représente près de 10 millions de personnes. » « Donc ça, c'est une certitude et vous venez de le décrire, mon cher Jean.
- Les chiffres sont impressionnants.
- Mais comment se fait-il que cette idéologie masculiniste progresse à ce point chez les jeunes ? » « Eh bien, il y a plusieurs explications complémentaires les unes des autres.
- D'abord, il est important de toujours se souvenir que nous avons, dans une certaine mesure, la jeunesse que nous méritons.
- Et ce succès des idéologies masculinistes, eh bien, il se retrouve aussi en masse chez les adultes.
- De nombreux hommes de 40 à 50 ans propagent allègrement des clichés sexistes.
- Et des femmes du même âge sont nombreuses à relayer ces clichés en réalité de sexisme.
- » « C'est ce que je veux dire. » « C'est ce que je veux dire. » « C'est ce que je veux dire. » « C'est ce que je veux dire. » « C'est ce que je veux dire. » En passant par la différence de salaire jusqu'au film hollywoodien à fort succès où le mythe du héros viril et solitaire aux côtés d'une femme qui n'est qu'un faire-valoir à la vie dure.
- Le deuxième point, c'est la difficulté de nombreux hommes jeunes ou même adolescents à répondre aux injonctions parfois contradictoires des normes sociales qui demandent à l'homme moderne d'être à la fois viril tout en étant sensible, empathique et ouvert sur ses émotions.
- Écoutez comment les inconnus parodiaient déjà il y a bien longtemps ce genre d'injonction paradoxale.
- « Parce que moi, ce que je veux, c'est que je veux bien que tu m'aimes, mais sans amour.
- Je veux bien vivre avec toi, mais séparément.
- Je veux bien avoir un enfant qui te ressent, mais pas de toi.
- Mais ça, peux-tu seulement le comprendre ? » Alors, ce qui est dit là, en l'occurrence, sur le ton de la parodie, eh bien, dans la vraie vie, ça pose des problèmes à des adolescents qui cherchent des réponses simples...
Transcription générée par IA