Un jour férié pourrait disparaître l'année prochaine

Pour financer la dépendance, la ministre de la Santé a évoqué la possibilité de supprimer un nouveau jour férié, sur le modèle du lundi de Pentecôte.

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Les prochaines semaines de travail vont être un véritable gruyère, en raison des jours fériés, 1er mai, 8 mai, jeudi de l’Ascension... Profitez-en bien, parce que l’année prochaine, l’un de ces jours fériés pourrait disparaître et devenir travaillé.

C’est Agnès Buzyn, ministre de la Santé, qui en a parlé hier sur BFM TV, expliquant que le financement de la dépendance, le fameux 4e âge, allait poser de plus en plus problème ces prochaines années. La ministre a expliqué que l’hypothèse d’avoir un deuxième lundi de Pentecôte travaillé devenait de plus en plus sérieuse.

Rappelons que le lundi de Pentecôte, qu’il soit travaillé ou non, est désormais une journée de solidarité. Les salaires chargés de cette journée, qu’elle soit travaillée ou non, permettent de rapporter près de 2,4 milliards d’euros.

Ne vous leurrez pas un seul instant : il s’agit bien évidemment d’un impôt, mais d’un impôt malin puisque l’on ne vous réclame pas quelque chose que vous avez reçu. On vous prend ce que vous devriez recevoir. C’est nettement plus indolore. C’est comme un cadeau : celui qui n’était pas sous le sapin ne vous manque pas alors celui qui a été confisqué parce que vous avez été méchant, lui, vous y pensez encore.

Le problème, maintenant, c'est de savoir quel jour férié serait concerné. Le jeudi de l'ascension ? Justement un peu trop proche du lundi de Pentecôte.

Le 1er mai est sanctuarisé car c’est un jour férié quasi mondial. Le 8 mai ? Impossible de toucher a la victoire 1945. La Toussaint est une tradition multiséculaire dont la dimension sociale, c’est une occasion pour les familles de se retrouver, est bien connue.

Non. Le jour qui pourrait être sacrifié sur l’autel de la solidarité ce serait peut-être le 11 novembre. Il se trouve que cette année nous fêterons le 100e anniversaire de l’armistice 1918.

Une occasion rêvée pour célébrer avec faste ce 100e anniversaire et annoncer qu’il n’y en aura pas de 101e... On grouperait ainsi la célébration de 1918 avec celle de 1945, ce qui serait assez cohérent s'agissant du même ennemi, ou du moins du même pays ennemi vaincu. Autre avantage, 1 jour férié célébrant une victoire militaire vaut mieux que 2, après 70 ans de paix en Europe, du moins a l’Ouest.

Écoutez la chronique de Jean-Baptiste Giraud dans le Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard