Le podcast érotique pour une première fois

Et si l'audio remplaçait les images, c'est le pari fou de ces podcasts érotiques disponibles sur bon nombres de plateformes. Leur but : créer du désir au même titre que les films.

J’avais effleurer le sujet lorsqu’il avait été question de proposer des alternatives au porno mainstream, notamment lorsqu’il s’agit d’éducation à la sexualité, et si -idée folle !- Si on troquait le visuel pour de l’audio ?

Si on venait éduquer nos oreilles avant de nous goinfrer d’images.

C’est un peu le pari fait par bon nombre de boîte de production.

Qu’elles bricolent leur son dans une chambre où qu’elles soient plus établies, le but de ces boites de production est de titiller, bousculer, éduquer nos oreilles « chastes ».

J’ai échangé avec plusieurs d’entre elles, j’ai pu constater une récurrence : la difficulté à obtenir des soutiens financiers, la difficulté à en vivre, alors si on fait face à des amoureux du son ( parce que quand on se lance dans ce marché de la sextech encore frileux, c’est assurément parce que l’on aime ce médium et on ne vas se mentir, si vous auditeurs, écoutez la radio c’est que 1 vous aimez Brigitte, nul doute là dessus, mais aussi que vous êtes sensible à la voix ). Donc si on fait ce pari c’est parce que la demande est là, même si ceux qui tiennent le porte monnaie sont … Encore effrayé dès qu’ils entendent le mot sexe.

Alors pour éduquer nos jeunes ( et voilà que je parle comme une darone ) peut-être faudrait-il commencer ce long travail de nettoyage des mentalités, remettre de la joie lorsqu’il s’agit de parler de sexe, parce qu’après tout lorsque l’on parle de porno ( qu’il soit visuel ou audio ) le but final est le plaisir. Et on va arrêter de jouer aux petits singes qui ne voit rien et n’entend rien, ces mêmes personnes porteuses de moyens financiers, font du sexe, du moins je l’espère. Alors commençons par ça et aidons ces  initiatives audio enrichissantes.

Destextes contemporains mis en scène par des professionnelles

VOXXX, Le Son du désir, CTRLX, Femtazy, Colette se confesse, Le Verrou … Pour ne citer qu’elles, ont trouvé leur oreilles, des oreilles si fidèles qu’elles ont accepté de s’abonner pour pouvoir continuer d’être bercer par leur son, leur invitations au plaisir.

Alors concrètement qu’est-ce que l’on écoute. Et bien des choses diverses, CTRLX par exemple propose des textes classiques ou contemporains lus et mise en scène par des professionnelles ( artistes, comédiens ), Mais aussi des créations… Il y a même un opéra érotique, ils ne fonctionnent pas sur abonnement donc… Le modèle économique est complexe, on touche là à une question épineuse, doit-on faire du marketing lorsque l’on fait de l’art, lorsque l’on fait de la création ?

Pour d’autres comme VOXXX lancé par Olympe de G et Lélé o c’est le bouche à oreilles qui va porter ses fruits et fera office de stratégie de communication puisque figurez-vous qu’une marque de préservatif a refusé de faire un partenariat avec eux, cette marque souhaitait se positionner comme un objet d’art de vivre et non comme un objet au service de la sexualité.

Femtazy c’est le géant allemand qui fort de sa réussite outre Rhin décide de conquérir le marché français avec ( des fonds liés à cette réussite ) donc avec un budget confortable pour se lancer. Femtazy propose # choses

Des guides d’explorations pour apprendre à se caresser.

Des sons du plaisir pour créer l’excitation. Des scenarios inclusifs, immersifs.

Alors il n’y a pas que femtazy qui propose des choses diverses, ils sont tous plus créatifs les uns que les autres, ils ont tous leur touche, leur particularité que je vous laisse aller découvrir.

J’ai demandé à Alexis Himeros le créateur du son du désir si le podcast érotique pouvait être à l’origine de l’initiation sexuelle, si il pouvait intervenir dans les premières fois.

Alors attention ! J’ai aussi échangé avec ceux qui écrivent les scénarios, je pense à une autrice connue aussi pour ses romans Chloé Saffy, et il y a des règles, il y a ce fameux et si important consentement qui intervient dans l’écriture et que l’auditeur doit pouvoir retrouver, il doit être amené le plus naturellement possible mais il est important que l’on ne fasse pas n’importe quoi, que même avec l’audio, le sexe soit respectueux, safe et avec de la folie, de la découverte des corps, avec des sexualités multiples, variées évidemment encore et toujours dans la limite de la légalité. Parce que oui aux fantasmes mais non aux fantasmes de pedophilie par exemple, aux fantasmes de violences non consenties, de viol… Vous l’aurez compris, l’audio importe son auditoire mais il veut lui éviter des zones d’ombres.

C’est en ça qu’il me parait interessant dans le cadre d’une approche de la sexualité, pour redonner au sexe ses lettres de noblesse si tant est qu’il les ai un jour perdu.

Toutes les Sexy News