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Pédocriminalité : Pierre Barnérias veut casser la loi du silence

Décrire sans doute l’une des plus horribles réalités qu’il soit : la pédophilie. Pour en parler, Pierre Barnérias, cinéaste, réalisateur, était l’invité d’André Bercoff sur Sud Radio, lundi 27 mai, pour son film “Les survivantes”, un film qui donne la parole aux victimes de pédocriminalité.

Pierre Barnérias, sur la pédocriminalité, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.
Pierre Barnérias, sur la pédocriminalité, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Le cinéaste Pierre Barnérias vient de sortir un film sur les victimes de pédocriminalité : « les survivantes ». Il revient sur Sud Radio sur la genèse de ce document, voulant donner la parole à ceux à qui on a volé l’enfance.

L’omerta des médias français

Dans son dernier film, "Les survivantes", Pierre Barnérias donne la parole à huit femmes, s’exprimant à visage découvert, qui expliquent ce qu’on leur a fait, étant petites, et la manière dont elles se sont reconstruites. La pédocriminalité et ses victimes, voici le sujet du dernier film du cinéaste. "J’avais envie de rendre hommage à ces huit survivantes à travers un film. Si je travaille pour le cinéma aujourd’hui, c’est parce que je sais qu’il y a des sujets qui ne passent plus à la télé", explique Pierre Barnérias, à l’origine de ce dernier film, sur Sud Radio.

"Depuis 12 ans, toutes mes enquêtes vont au cinéma. Il y a une vraie liberté, un vrai point de vue. Vous ne faites pas semblant d’être objectif comme c’est le cas à la télévision", ajoute-t-il sur Sud Radio. Parmi ces victimes, Hélène Pelosse, énarque. Une femme qui a construit sa carrière en mettant cette horreur de côté pendant des années. Jusqu’à ce que l’horreur frappe de nouveau à la porte. "J’ai fait une amnésie post-traumatique de 42 ans. Il m’a fallu un choc, un second traumatisme pour m’en souvenir. On a fait des menaces de mort, sur mes enfants. Ces menaces m’ont ramené dans mon inconscient. Mon corps a commencé à se souvenir. Pas ma tête", explique-t-elle sur Sud Radio.

Pédocriminalité : un billet pour l’enfer

"J’avais un grand-père maternel, franc-maçon satanique, pédiatre, major de l’internat sur la ville de Lyon. Il est tombé là-dedans. Quand vous êtes à ce niveau là, le principe est de sacrifier sa propre famille. Il a commencé à faire des choses avec ma mère qui ne s’est jamais souvenue. Puis avec ses petits-enfants. Je suis la seule à être descendue suffisamment en enfer pour me souvenir des scènes. Quand on s’en souvient, c’est un billet pour l'enfer", ajoute l’énarque au micro d’André Bercoff.

"Il existe en Allemagne un centre pour les enfants victimes de rituels. En France, nous n’avons rien. Et les psys ne sont pas formés pour ça. Si vous n’avez pas d’oreilles pour entendre en face de vous, c’est très compliqué", explique Hélène Pelosse. Et Pierre Barnérias de conclure : l’omerta n’existe que parce que l’on touche à l’impensable. "Devant la multiplication des témoignages dans le monde, il faut creuser. Je suis agréablement surpris que le public soit au rendez-vous. Il est sous le choc, mais dans le bon sens terme. Au-delà de la pédophilie, il y a les réseaux ; au-delà des réseaux, il y a des sévices rituels. Au-delà des sévices rituels, il y a des psychopathes qui ont les moyens d’acheter leur impunité et le silence", conclut-il.

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” d’André Bercoff du lundi au jeudi  à 13h dans Bercoff dans tous ses états Sud Radio.

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