Immigration : pour Madi Seydi, "ces débats doivent avoir lieu"

Pourquoi autant d’hystérie sur l’immigration en France ? Pour en parler, Madi Seydi, directrice en communication d’influence, ancienne attachée parlementaire et porte-parole du mouvement des jeunes du parti de Nicolas Sarkozy, auteure de "Française, venue d’ailleurs" aux éditions Stock.

Madi Seydi
Madi Seydi, invitée d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Bien souvent, dès que l’on parle d’immigration, on se heurte rapidement à une forme d’hystérie. Ce n’est guère mieux dans les débats politiques. Pourtant, pour Madi Seydi, ces débats doivent avoir lieu. Encore faut-il qu’ils aient lieu dans de bonnes conditions.

Madi Seydi : "Papa nous disait que la France est notre pays"

"On ne peut pas accueillir toute la misère du monde". François Mitterand le disait en son temps. Plusieurs dizaines d’années plus tard, Madi Seydi, française d’origine sénégalaise, reprend cette phrase, non pas à son compte. Mais pour définir clairement une réalité. "Ce débat doit avoir lieu de manière sereine. Il faut débattre sur ces questions. La réalité, c’est qu’il faut accueillir ces migrants dans de bonnes conditions. Ce débat doit avoir lieu en France, mais aussi dans les pays d’origine", explique l’auteure de Française, venue d’ailleurs aux éditions Stock.

Ce livre mémoire est aussi un livre miroir. Celui d’un certain état de la France. Un livre qui parle d’intégration, mais aussi de socle familial, de responsabilité, et d’amour de son pays. "Mon papa est arrivé en France très tôt. Comme on était né ici, il nous disait que la France est notre pays, mais que lui était un invité. Il nous disait aussi : quand tu arrives dans un pays, si tu trouves les gens en train de danser sur un pied, tu danses aussi sur un pied, tu fais comme eux", ajoute Madi Seydi sur Sud Radio.

"La structure familiale est incontestable"

Parlant d’intégration, Madi Seydi explique que la famille est importante. "La structure familiale est incontestable. Aujourd’hui, nous sommes dans une société où les primo-arrivants ne sont plus les mêmes et il y a une espèce de démission des parents. La réalité, c’est que l’éducation se fait à la maison. Ce n’est pas l’État qui éduque les enfants", lance-t-elle, précisant connaître des familles d’origine africaine qui vivent ce que vit la France, "à savoir le délitement de la société et des valeurs familiales".

Pour Madi Seydi, "aujourd’hui, il n’y a plus d’autorité". "Les parents sont plus occupés à courir après l’argent, pour ceux qui travaillent. Or, c’est la base. J’ai toujours été très à l’aise dans ce que je suis car je savais d’où je venais. Les familles sont comme la France. Il n’y a plus d’autorité", estime-t-elle. "La crise sociale s’étend dans les familles d’immigrés", conclut-elle.

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