Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Les clés d'une vie, celles de mon invité.
- Vous avez discrètement débuté au cinéma dans vos très jeunes années.
- Vous incarnez aujourd'hui à l'écran un personnage qui assure avoir 350 ans.
- C'est dire, si en vous écoutant en ce début d'année, nous n'allons pas voir le temps passer.
- Bonjour Esteban.
- Salut, je m'auto-applaudis, merci pour l'invitation.
- Alors, on va évoquer votre parcours assez particulier.
- On va évoquer aussi, va des rétros, un film qui est sorti il y a quelques jours et qui est un événement dont vous êtes la tête d'affiche.
- Et le principe des clés d'une vie, cette année comme les années précédentes, c'est d'évoquer votre parcours à travers des dates clés.
- Et la première que j'ai trouvée, c'est le 10 novembre 1982, vos débuts au cinéma dans ce film.
- Oh non, non, non, non, non, non.
- Allez, allez, allez, monsieur Aldo.
- Plus beau que moi tu me vois, dont l'interprète, l'auteur, réalisateur, et Philippe Clerc, votre père.
- Ah oui, bien sûr.
- Et d'ailleurs, dans ce film, je mors le doigt d'Aldo Macchione.
- C'est fou, hein ? Il y a ma maman aussi qui est dans le film.
- Voilà.
- Et j'incarne limite même son fils.
- Donc c'est un peu, voilà, je joue mon propre rôle.
- Vous êtes tout petit à l'époque.
- Ouais, oh bah, une trentaine d'années à peine.
- Non, et c'est vrai qu'en plus, votre père vous a engagé, ce sont vos débuts au cinéma.
- C'est vrai, on peut dire ça, ouais.
- En fait, Philippe Clerc, que j'ai eu la chance de bien connaître, il a été le pionnier de l'humour judéo-arabe en France.
- C'est-à-dire qu'il y a eu Purée de nous autres, il a fait débuter Les Charlots dans la Grande Java, et Richard Anconina, il a commencé à se faire réformer.
- Ah ouais, c'était le premier film de Richard Anconina, tout à fait.
- C'était un humour qu'on ne connaissait pas trop.
- Et oui, il a été un petit peu comme un ambassadeur.
- Et puis, surtout à une époque où c'était un peu plus la nouvelle vague.
- Et lui, il arrivait avec un cinéma, d'ailleurs, un peu teinté, de Nouvelle Vague, puisque beaucoup de techniciens de la Nouvelle Vague met avec un humour burlesque.
- Donc, ça faisait une sorte d'un doux mélange assez marrant et assez unique, un peu du burlesque au milieu de la Nouvelle Vague.
- Oui, et je pense que si on regarde bien La Vérité et le Cisement, je pense qu'ils ont vu les films de votre père.
- Ah bah ouais, sûrement, oui, oui.
- On le disait à un moment à la sortie de La Vérité et le Cisement, il y a même l'affiche qui n'est pas sans rappeler l'affiche de Déclic et Déclac.
- Et puis, voilà, c'est un univers et des blagues et un état d'esprit qu'on retrouve dans la plupart des films de mon père.
- Donc, vous avez mordu le doigt d'Aldo Machon à une époque.
- Bon, il a créé les Brutos, il a créé les Tontos, avec qui il a fait l'Olympia avec Sacha Nistel.
- Et puis, il est devenu comédien.
- Et c'est là où votre père l'a repéré, Philippe Clerc l'a repéré.
- Oui, oui, oui.
- Mais d'ailleurs, dans Plus beau que moi, tu meurs, il y a Nico El Grande, qui était tout petit, mais qui est dans Los Tontos aussi.
- Donc, voilà, ils étaient un peu en duo.
- Et avec mon père, ça faisait le trio.
- Et comment vous avez fait pour mordre le doigt d'Aldo Machon, Esteban ? C'est compliqué.
- C'était mes premiers pas dans l'acting.
- Il fallait faire comme si je mordais fort.
- Et en même temps, ensuite, quelques années après, j'ai mordu les fesses de Jerry Lewis.
- Mais je trouve que je mords mieux le doigt d'Aldo Machon que les fesses de Jerry Lewis.
- Quand j'ai re-regardé le film, j'ai bien vu que je ne mordais pas vraiment les fesses de Jerry Lewis.
- Et d'ailleurs, c'est peut-être plus agréable de mordre un doigt que des fesses.
- Et ce film, ça s'appelait Par où t'es rentré ? On t'a pas vu sortir.
- Jerry Lewis est un défectif privé maladroit qui habite chez sa mère, qui est...
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