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"Une fierté !" : 10e et dernier Mondial pour Clément d'Antibes, supporter et 12e homme emblématique des Bleus

ENTRETIEN SUD RADIO - Alors que débute ce jeudi le Mondial-2026, Clément d'Antibes, supporter star de l'équipe de France, s'apprête à vivre aux États-Unis sa 10e et dernière Coupe du monde.

Clément d'Antibes lève la main lors du match amical de football entre la France et la Russie au Stade de France, à Saint-Denis, près de Paris, le 17 avril 2002. (Photo by JACQUES DEMARTHON / AFP)

Parmi les milliers de supporters tricolores qui feront le déplacement pour cette Coupe du monde 2026, il y en a un que tous les Français connaissent : Clément d'Antibes. À 78 ans, celui dont le visage est devenu célèbre lors de la finale France-Brésil en 1998 s'apprête à vivre sa dixième et dernière Coupe du monde. Figure incontournable des tribunes françaises, il sera présent pour les trois premiers matchs des Bleus. Il a connu six sélectionneurs, vécu la grève du bus de Knysna, assisté à l'éclosion de Kylian Mbappé, remporté la deuxième étoile… et peut-être bientôt une troisième ?

1982 : sa première Coupe du monde

Clément Tomaszewski, devenu pour tous en juillet 1998 Clément d'Antibes en brandissant, sous l'œil des caméras, son coq Balthazar, s'apprête à fouler pour la dernière fois les pelouses d'une Coupe du monde. Pour cet agent hospitalier à la retraite, "c'est une fierté personnelle".

"Le 16 juin 1982, pour mon premier match à Bilbao, ma première Coupe du monde, France-Angleterre. On avait perdu 3-1. La petite particularité, c'est que derrière nous, Dalida s'est mise à chanter", se souvient avec émotion Clément.

"Mon challenge sera de faire entrer Balthazar au moins une fois dans le stade"

Le 13 juin, il s'envolera pour les États-Unis avec 48 adhérents de l'association Clément d'Antibes afin de suivre la compétition. Son principal défi reste toujours le même : faire entrer son célèbre coq dans les stades. "Mon challenge sera de le faire entrer au moins une fois".

Un objectif loin d'être simple. L’expérience lui a déjà prouvé que la tâche était compliquée. "C'est toujours difficile, mais en vieux routard que je suis, j'ai pu le faire entrer une fois en Corée du Sud, une fois en Allemagne en 2006, même s'il y a eu des complications parce que c'était interdit. En Afrique du Sud, pendant les hymnes, à la Marseillaise, j'ai sorti Balthazar et là... La sécurité est venue. Je me suis retrouvé dehors : passeport, contrôle, tout ça. J'ai été privé du match France–Uruguay."

À New York, il compte bien emmener son emblème fétiche dans toutes ses aventures urbaines : "Je suis hébergé pendant les trois premiers matchs par un copain, qui m'a trouvé un coq éloigné, cousin de mon vrai coq Balthazar, ainsi qu'un vélo pour me balader partout avec le drapeau bleu, blanc, rouge et l'animal, dans la panière. Vous voyez, folklore assuré !"

44 ans de ferveur plus tard, l'heure de son dernier Mondial est arrivée

Les Bleus occupent une place centrale dans sa vie. Il a connu les grandes joies comme les profondes déceptions, les titres remportés autant que les finales perdues. À travers les années, il a traversé toutes les générations de joueurs, sans jamais se détourner de sa passion. "Quand je vois le maillot bleu, j'ai toujours les mêmes frissons qu'en 1998."

"Pour France–Sénégal, j'assisterai à mon 309e match des Bleus. Ce sera aussi ma dixième et dernière Coupe du monde, ainsi que le 45e pays que je visite. Ça commence à faire un sacré parcours, avec pas mal de vécu sur les épaules… et surtout sur mon maillot. 44 ans de fidélité, de passion, d'amour pour les Coupes du monde de football."

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