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Olise, Dembélé, Rabiot… Les tops et flops de l'Acte 1 de Zidane avec les Bleus

ANALYSE SUD RADIO - Trois victoires et un nul en quatre rencontres : Zinédine Zidane termine sa première trêve internationale en tête de son groupe de Ligue des nations. Mais cette quinzaine est positive bien au-delà du bilan sportif, grâce à une communication réussie, un turnover majeur dans l’effectif et une alchimie avec les cadres qui semblent déjà prendre forme.

Zinédine Zidane donnant des consignes lors d'un match de l'équipe de France
FRANCK FIFE - AFP/Archives

Il a dû attendre des années mais Zinédine Zidane semble avoir parfaitement préparé son premier rendez-vous. Au terme de sa première trêve à la tête des Bleus, Zizou ressort invaincu avec trois victoires et un nul en quatre rencontres et une première place de son groupe en Ligue des Nations. Mais quelles ont été les éléments et les joueurs à retenir de ce premier rassemblement ?

LES TOPS

Michael Olise : le nouveau facteur X ?

Une passe décisive contre la Turquie, un but contre la Belgique et l’Italie avant de conclure sur un doublé et une passe décisive au retour contre la Belgique : Michael Olise a été l’homme fort de ZZ, devant Mbappé ou Dembélé. Au total, il est impliqué sur six des sept buts français et semble avoir pris les clés du camion sur le rectangle vert après le départ pour blessure du capitaine Mbappé.

Tout le monde a sa chance

En comparaison à un Dechamps où les listes se ressemblaient, Zinédine Zidane a insufflé un nouveau souffle aux Bleus avec les convocations, entre autres, de Lucas Da Cunha, Jérémy Jacquet, Andy Diouf, Guillaume Restes ou encore Jean Butez. Et le sélectionneur ne les a pas appelés pour faire de la figuration : « j'avais envie de voir tout le monde », a -t-il précisé.

Résultat : sur 23 convoqués, les 20 joueurs de champ sont tous entrés en jeu, et le deuxième gardien Guillaume Restes a joué contre la Belgique. Seul le troisième gardien, Jean Butez, est resté sur le banc lors des quatre matchs. Le contraste est net avec l'ère Deschamps, longtemps associée à un noyau dur très stable. Du côté des joueurs, Olise a salué sur TF1 un sélectionneur qui apporte des idées, et Cherki a décrit un entraîneur qui traite « tous les joueurs de la même manière ».

Une grande proximité avec les joueurs

Car oui, dans une certaine continuité avec Deschamps, Zidane semble lui montrer un côté très humain avec ses joueurs. Ryan Cherki décrit notamment « une relation extraordinaire » avec son coach qui « inculque des fondamentaux importants pour nous » tout en « discutant avec tout le monde, de la pluie et du beau temps ».

Et entre deux accolades avec Cherki ou Olise, le technicien n’hésite pas à monter au créneau pour défendre ses joueurs. Après un nouveau match compliqué d’Ousmane Dembélé face à la Belgique, Zidane a rappelé qu’il n’y avait « pas de soucis » et qu’il l’avait trouvé « très bien » et « très dynamique ». Il conclut même : « C'est notre capitaine qui a été exemplaire avec tous ses copains. Je suis content ».

LES FLOPS

Dembélé, un rassemblement à oublier

Avec la blessure de Mbappé et son départ du rassemblement après le premier match, le capitanat est revenu au Ballon d’or Ousmane Dembélé. Malheureusement, le Parisien a été l’un des Bleus les moins en vue de ces quinze jours, éclipsé par les nouveaux Da Cunha ou Jacquet et le nouveau patron Michael Olise. Aligné en pointe contre la Turquie et l’Italie puis replacé à droite contre la Belgique, il a, selon l'AFP, signé une partie « indigne de son statut ». L’ancien joueur du FC Barcelone conclut même ce rassemblement sans but ni passe décisive. 

Un jeu peu vertical, malgré les résultats

Si le bilan comptable est quasiment parfait avec 10 points et une première place après quatre journées, le contenu du jeu proposé par les Bleus n’a pas encore été marqué par une « patte Zidane ». Et la machine a parfois mis du temps à se lancer. Pour preuve, la France n’a inscrit aucun but en première mi-temps sur ce rassemblement et a dû attendre la 88ème et la 77ème minute pour trouver le chemin des filets lors des deux rencontres face aux Belges. 

Pourtant, les Bleus ont tourné avec 64% et 66% de possession de balle sur l’ensemble des quatre matchs, prévue que le problème se trouve dans le dernier tier du terrain. L'AFP a décrit des Bleus « sans imagination et trop prévisibles » contre l'Italie. Zidane lui-même pointe un manque et souhaite plus « occuper la surface de réparation ». Mais le sélectionneur des Bleus ne semble pas inquiet. En sortant du succès contre les Belges, ZZ a avoué pouvoir « mieux faire » avant d’assurer « qu’on va mieux faire ».

Le cas Rabiot

Entré à la 88e minute face à la Belgique, Adrien Rabiot aurait agacé le staff de l’équipe de France avant son entrée en jeu. Selon RMC, le milieu de l’AC Milan « s’est échauffé à deux à l’heure » et « n’avait pas ses crampons », ce qui aurait irrité les adjoints de Zinédine Zidane. Après la rencontre, Daniel Riolo a de nouveau critiqué le milieu de 31 ans, estimant qu’il fallait « tourner la page Rabiot ». De son côté, Zidane n’a pas commenté le cas individuel du joueur et a défendu sa rotation lors de ce premier rassemblement.

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