Les quatre jours de visite du pape Léon XIV en France qui s'achèvent aujourd'hui auront été marqués par des messages forts délivrés par le souveraine pontife, aussi religieux qu’offensifs comme l’observe Françoise Degois au micro de Sud Radio. « Il ne parle pas beaucoup, mais quand il parle, ça s’entend ! » Aide à mourir, GPA, immigration : ce voyage apostolique aura été plus politique que jamais.
Le pape condamne « l’offre d’une mort programmée »
D'emblée, dès son arrivée et sa première escale vendredi à l’Élysée, Léon XIV a dénoncé face au président de la République Emmanuel Macron, aux autorités, à la société civile et au corps diplomatique français les manipulations génétiques, la gestation pour autrui (GPA), l’achat d’organe », mais également ce que le pape appelle « l'offre d'une mort programmée ».
Très vite, Léon XIV « réaffirme avec force que la protection du droit à la vie constitue le fondement incontournable de tout autre droit humain. » Une pique directement adressée au président Emmanuel Macron, sourire aux lèvres, un peu pincé tout de même.
L'IA, une « aide précieuse » à quelques conditions
Sur sa lancée, le souverain pontife a poursuivi à l’UNESCO en s'emparant de l'épineux sujet de l'intelligence artificielle (IA). S’il n’est pas high-tech, Léon XIV avait marqué les esprits dès sa première messe après élection. Le pape avait levé son bras vers le ciel, dévoilant une montre connectée au poignet : la technologie, il « connaît ».
Loin des discours alarmistes sur une IA diabolisée, il a évoqué une « aide précieuse », à condition qu’elle reste sous contrôle humain et entre de bonnes mains. Son vœu ? Que « toute mise en place de l'automatisation et de l'IA » s'accompagne « de mesures vérifiables en matière de protection de l'emploi, de reconversion professionnelle ».
🗣️@francoisedegois : "Léon XIV, comme tous les papes : de gauche sur le plan social et très conservateur sur le plan sociétal" #GrandMatin
— Sud Radio (@SudRadio) September 28, 2026
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Gouverner justement : le pape tacle le RN à Lourdes
« Léon XIV, comme tous les papes, est de gauche sur le plan social et très conservateur sur le plan sociétal », souligne notre éditorialiste Françoise Degois. Encore plus politique, le père des pères évoque les prochaines élections présidentielles, en souhaitant « pour la France, des dirigeants sages et généreux, qu'il fasse entendre sa voix pour promouvoir la défense des droits humains fondamentaux. »
Dans son viseur ? Le RN. « Marine Le Pen et Jordan Bardella ont dû avoir les oreilles qui sifflent quand Léon XIV, à l’opposé de leur point de vue sur l’immigration, parle d’intégrer et accueillir l’autre. »
Rencontre interreligieuse à Metz : un acte politique et spirituel inédit
Alors que les politiques s’écharpent sur le sujet, Léon XIV s’est emparé à Metz à l'occasion de son dernier jour de visite en France, du sujet religieux en s'efforçant d’apaiser les tensions entre croyants du monde entier. Pour son dernier jour en France, Léon XIV rencontre les représentants des principaux cultes. Catholiques, protestants, juifs, musulmans, orthodoxes, bouddhistes : tous ont répondu présents.
Sur le thème de la paix, le chef d’État du Vatican a prononcé un discours fort, grandement attendu. S’en est d’ailleurs suivi la signature d’une déclaration commune. « Le nom de Dieu pour légitimer la violence ou l’oppression est une profanation de ce nom », dénonce le pape. Et ce, peu importe le visage de la croyance de chacun, rappelle-t-il.