Zones défavorisées : les agriculteurs d'Occitanie ont bloqué l'aéroport de Toulouse

Les agriculteurs d'Occitanie se mettent en place aux abords de l'aéroport de Toulouse ©Christine Bouillot - Sud Radio

Les agriculteurs d'Occitanie ont repris leurs blocages ce mardi matin pour protester contre le nouveau tracé de la carte définissant les villes qui ont droit aux aides européennes pour les zones défavorisées. Ils ont bloqué pendant près d'une heure l'accès de l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

Les agriculteurs d'Occitanie remettent la pression, à la veille d'une nouvelle réunion au ministère. En cause, le nouveau tracé de la carte qui définit les zones ayant droit aux aides européennes pour les zones défavorisées et qui exclut de nombreuses villes d'Occitanie.

Ce mardi matin, les agriculteurs ont placé leurs tracteurs devant le convoi d'Airbus devant l'usine de Lagardère, à Blagnac.

Amaury de Faltan,  secrétaire général FDSEA 31, explique les raisons de cette action : "On a mis les tracteurs devant le convoi d'Airbus, de l'A380, pour rappeler que les agriculteurs d'Occitanie pèsent plus lourds en emploi et en chiffres d'affaires qu'Airbus. Les gens l'oublient ou ne le savent pas, on essaie même de ne pas trop le faire savoir. L'agriculture est une économie de pointe et visible. Nous aussi, dans nos tracteurs, on a des GPS hyper précis, du matériel de plus en plus pointu, on a des agriculteurs qui sont des techniciens, parfois même des ingénieurs. Nous aussi, on a une agriculture de pointe."

Le convoi d'agriculteurs a ensuite pris la direction de l'aéroport de Toulouse avec l'intention de le bloquer. Les tracteurs continuaient à se mettre en place aux alentours de 9h, a pu constater notre journaliste sur place, Christine Bouillot, commençant à semer la pagaille dans la circulation aux abords de l'aéroport. Un barrage filtrant a été mis en place aux abords de l'aéroport avant d'être levé à 10h.

 

 

Si la réunion de la semaine dernière au ministère semblait s'être plutôt bien passée, les tensions sont bel et bien présentes et les agriculteurs n'entendent pas abandonner leur combat.

Propos recueillis par Christine Bouillot pour Sud Radio

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