Violences entre supporters de football : "Nous sommes en train de nous punir nous-mêmes"

Que faire pour lutter contre les violences entre supporters de football, le hooliganisme ? Ismaël Pruvost, responsable des membres des Dodgers de Marseille, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 24 septembre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Violence entre supporters de football : "Nous avons reçu des canettes et des bombes agricoles"

Que se passe-t-il parmi les supporters de football ? Les violences pendant et après les matchs semblent se multiplier, alors que le championnat a repris son cours comme avant la pandémie. "Je sillonne les routes de France, j’étais encore à Angers ce week-end, estime Ismaël Pruvost, responsable des membres des Dodgers de Marseille. Je pense que les gens ont un peu oublié les règles pendant le confinement."

 

"Tout se passait bien jusqu’à la 90e minute, explique le supporter marseillais. Le match était terminé. Nous avons reçu des canettes de bière dans notre parcage, puis des bombes agricoles. À un moment, nous sommes sortis de notre zone pour en découdre avec les supporters d’Angers. C’est peut-être notre erreur."

 

Violence entre supporters de football : "Ce ne sont pas les stades qu’il faut fermer"

N’était-il pas prévu d’écarter les supporters des clubs dans les tribunes durant les matchs ? "À Angers, nous étions collés, précise Ismaël Pruvost, responsable des membres des Dodgers de Marseille. À Marseille, il n’y a pas de problèmes. À Nice, il n’y avait pas de sécurité. J’ai vu les supporters aller sur la pelouse sans filets de sécurité. Si la Ligue avait tapé fort sur Nice, je pense que l’on n’aurait pas des problèmes comme cela."

 

"Ce ne sont pas les stades qu’il faut fermer, insiste Ismaël Pruvost. Il faut des gens à la sécurité pour éviter qu’ils envahissent les pelouses." Faut-il plus de contrôles de sécurité à l’entrée ? "Les gens ne rentrent pas dans les tribunes avec des canettes. Vous la recevez, vous êtes défiguré. Je ne suis pas d’accord avec ce qui s’est passé à Angers après le match. Il faudrait plus de sécurité dans les stades, être plus sévère. Nous ne sommes pas contents de ne pas aller à Lille soutenir notre équipe. Nous sommes en train de nous punir nous-mêmes."

 

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