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Violence en cuisine : une omerta française ?

Un livre enquête accuse la haute cuisine française d’insultes et humiliations, voire de violences physiques et sexuelles.

cuisine
À l'occasion du G5 Sahel, Des lycéens professionnels béarnais en cuisine. (© AFP)

Dans « Violences en cuisine, omerta à la française » (Stock), Noura Bouazzouni s‘attaque au « mythe de la gastronomie française ». Son livre-enquête accuse des chefs d’insultes, humiliations, violences physiques et sexuelles.

Des témoignages anonymes

Elle s’élève contre le fait que la haute cuisine française exige des horaires à rallonge, avec parfois des comportements violents de la part des grands chefs dans les cuisines. Pour le chef cuisinier Christophe Marguain, président des Toques blanches lyonnaises, dans ce livre, "il n’y a pas de noms, les témoignages sont anonymes. Il n’y a pas de plaintes. On est en 2025, il y a les réseaux sociaux : vous faites à peine quelque chose, tout le monde est au courant."

"Rien n’est sorti sur les réseaux sociaux. Il n’y a pas d’images. Les jeunes, même dans les cuisines, aujourd’hui, ont tous leur téléphone dans la main . Si quelqu’un vous a brûlé, vous a frappé, dans la seconde, cela va se savoir. Je ne dis pas qu’il ne se passe rien. Les comportements ont changé, je suis surpris de voir un livre autant à charge."

Cuisine : une nécessité de bienveillance

"J’ai commencé à travailler en 1983, raconte le chef cuisinier Christophe Marguain. À mon époque, on recevait des coups. On ne disait rien parce que l’on n’allait pas appeler nos parents. Déjà, il n’y avait pas de téléphone portable. Vous auriez dû aller à la cabine téléphonique, et c’est eux qui vous auraient engueulé. Je l’ai vécu. Je pense que, sincèrement, en 40 ans, nous sommes un des métiers qui a fait le plus d’efforts."

"Nous avons fait des efforts dans les horaires, même si c’est toujours difficile d’être exactement dans le cadre. Des gros écarts il y en a vraiment très peu. Je pense aussi que les gens sont devenus bienveillants. De nos jours, si on veut garder son personnel, il faut l’être. On est dans une période difficile sur les métiers en tension."

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