Stations de ski fermées : "la montagne est sacrifiée, tout simplement"

Laurent Garcia, directeur de la station de ski de Peyragudes (Hautes-Pyrénées), était l’invité de Patrick Roger le 8 février dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

La décision de réouverture potentielle des remontées mécaniques a été reportée au 20 janvier. Jean Castex a évoqué une date possible de réouverture à partir de mi février minimum…

"Des propositions d’ouverture progressive et calibrée"

Comment Laurent Garcia, directeur de la station de ski de Peyragudes (Hautes-Pyrénées) a-t-il réagi à ces annonces ? "C’est une annonce qui n’en est pas une. Encore une fois, on ne sais pas où l’on va. On s’écarte de plus en plus d’une ouverture des stations de ski cet hiver. C’est une situation dramatique, qui aurait mérité d’avoir une approche plus territorialisée."

Jean Castex est censé avoir des contacts sur le terrain, lui qui est élu de Prades dans les Pyrénées. Quelles informations remontent vers lui ? "Nous, on pense que ce serait intéressant de laisser la possibilité par département d’adopter un cadre de réouverture progressive, comme évoqué à partir du 7 janvier. Cela aurait permis de recaler la situation, station par station, en fonction de la situation sanitaire du département et des capacités hospitalières. Tout ou rien, c’est très compliqué. Il faut travailler avec les préfets des départements, massif par massif, sur des propositions d’ouverture progressive et calibrée, adaptée aussi à des stations qui ont des marchés différents."

"Peyragudes, ce n’est pas l’Alpe d’Huez"

"Peyragudes, ce n’est pas l’Alpe d’Huez, souligne en effet Laurent Garcia. Nous sommes capables de mobiliser rapidement un marché de proximité à deux ou trois heures de nos stations. On aurait été capables de maintenir un stock de réservations en février. On ne peut pas non plus, à l’approche du 1er février, dire aux clients 'venez quand même'. On prend le risque d’en voir qui se détournent de la montagne pour février. La situation est très complexe et les compensations proposées ne font pas le compte."

"La crainte de l’année blanche est dans tous les esprits, confie le directeur de la station de ski de Peyragudes. On est en train de calculer chacun de notre côté ce qui se passe si on n’ouvre pas. Nous avions fait une ouverture exceptionnelle avec un superbe manteau neigeux. Les client avaient envie de skier. On va avoir beaucoup de peine à se redresser. La montagne est sacrifiée, tout simplement. On peut aller en Guadeloupe, mais pas s’asseoir sur un télésiège pendant 5 minutes. Si on regarde la réalité du terrain, il n’y a aucun risque."

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