Pierre-Yves Rougeyron : "le nationalisme est une sorte de véritable programme politique"

Pierre-Yves Rougeyron, Président du Cercle Aristote, think-tank souverainiste, directeur de la revue Perspectives Libres, pour la promotion du livre de Yoram Hazony : “Les vertus du nationalisme” édité par Jean-Cyrille Godefroy était l’invitée d’André Bercoff, lundi 22 février, sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Pierre-Yves Rougeyron, Président du Cercle Aristote, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

À l’occasion de la publication en France du livre Les vertus du nationalisme du pamphlétaire israélien Yoram Hazony, Pierre-Yves Rougeyron revient sur les définitions de nationalisme, souverainisme et d’identité au micro d’André Bercoff.

 "La liberté nationale aide à penser un monde pacifié"

Pierre-Yves Rougeyron est d’abord revenu sur la définition du nationalisme portée par l’écrivain Yoram Hazony dans son livre  Les vertus du nationalisme. Ainsi : "Le nationalisme est une sorte de véritable programme politique, c’est-à-dire que la liberté nationale aide à la fois à penser un monde pacifié et à penser des hommes aptes à vivre en société et à avoir de grands projets collectifs". Un retour "aux définitions premières du XVIIIe et XIXe siècle" que Yoram Hazony oppose aux débats  "manipulés" du XXe siècle.

André Bercoff rappelle cependant que cette vision du nationalisme n’est pas celle portée par ses détracteurs, qui pourraient la définir ainsi "on dit que le nationalisme, c’est en vouloir aux autres, à ceux qui ne sont pas de la même nationalité."  Une définition que réfute totalement Pierre-Yves Rougeyron : "Non, ce n’est pas ça du tout. Pour preuve, je vais vous donner un exemple. Tout le monde trouve extraordinaire la date du 1848, le printemps des peuples et bien cela c’était du nationalisme. De l’autre côté car il y a une autre vision du monde, qui est la vision impériale du monde."

 

"Face à l’Empire, il n’y a que des voyous"

Une vision impérialiste que redéfinit Pierre-Yves Rougeyron : "la liberté nationale est cause de conflits, de rapports de forces. Nous, nous vous proposons un autre programme qui est l’aplanissement sous l’autorité impériale, il n’y aura plus de guerre" avant d’ajouter "il n’y aura plus de liberté, chacun son prix". Une vision impérialiste qui aujourd’hui s’illustre par "décennies de guerres impériales au nom de : nouvel ordre mondial, ordre international libéral ", des noms que "Yoram Hazony a raison de rattacher à l’ancienne figure d’empire".

Selon la vision de Yoram Hazony, l’impérialisme tend à étendre et imposer sa vision aux autres peuples. Pierre-Yves Rougeyron rappelait alors à André Bercoff "On vient de fêter le triste anniversaire de l’impériale et humanitaire intervention en Libye, bel exemple d’une guerre impériale qui devait faire rentrer un État voyou dans le rang, car face à l’Empire il n’y a que des voyous".

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez André Bercoff et ses invités du lundi au vendredi sur Sud Radio, à partir de midi. Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !