"On a coché motif familial impérieux mais on est là pour les vacances", témoignent des réfractaires aux restrictions

De la Normandie à la Vendée, quatre péages et aucun contrôle plus tard, un couple de vacanciers se ressource en bord de mer. En restant vigilant tout de même, mais lassés, pour sûr. Pour le plus grand bonheur des commerçants.

Les Sables d'Olonne, station balnéaire très prisée des vacanciers de l'Ouest et d'ailleurs. (Photo de Jean-François Monier / AFP)

Un reportage de Grâce Leplat aux Sables d'Olonne en Vendée.

 

Malgré les nouvelles restrictions, ce week-end encore, certains ont préféré fuir les départements confinés pour profiter de l’espace et du « grand air ». Sur un petit marché de Vendée, notre reporter Grâce Leplat a rencontré deux réfractaires.

Pour Grégoire et Juliette venus passer le weekend aux Sables d'Olonne, il était impensable de ne pas acheter des huîtres.

"On est venus pour motif familial impérieux, "pour voir les grands-parents de Juliette", mais en vrai, on est là pour les vacances." Puis Juliette d'ajouter, visiblement lassée : "on est confinés en Normandie donc normalement on n'a pas le droit de sortir des 10 kilomètres alentours..."

 

Besoin d'air pour les vacanciers, besoin de clients pour les commerçants

Pleinement conscients du risque d'amende, pour eux, le jeu en vaut tout de même la chandelle.

"On a quand même traversé trois, quatre péages : aucun contrôle. C'est la liberté, les vacances, on peut se promener, aller faire du sport, courir. On n'est que tous les deux et on fait attention, vraiment, on ne voit personne d'autre."

Annie, qui vend des huîtres sur ce marché tous les week-ends, voit de plus en plus de nouvelles têtes comme Grégoire et Juliette. Et ce n'est pas pour lui déplaire. "C'est très bien pour nous, pour les commerçants, les marchés", se réjouit-elle, après une année plus que compliquée sur le plan économique.

Au moment de rentrer à Rouen où ils resteront confinés, Grégoire et Juliette ont tout prévu. S’ils venaient à être arrêtés, ils diront simplement qu’ils reviennent de vacances. Et ce n'est pas dénué de vérité.