Noyades : "À cette saison, il faudrait encore une surveillance"

Appel à la vigilance sur les plages de Méditerranée : l’eau est encore chaude mais le littoral n’est plus surveillé. Mercredi 15 septembre, 9 personnes sont mortes noyées à cause de la forte houle dans l’Hérault, l’Aude et les Bouches-du-Rhône. Malgré ce terrible bilan, les baigneurs n’ont pas forcément conscience du danger, comme à la Ciotat où un homme de 71 ans s’est noyé.

Le 15 septembre, 9 personnes sont mortes noyées à cause de la forte houle dans l’Hérault, l’Aude et les Bouches du Rhône. © Sud Radio

Reportage de Lionel Maillet pour Sud Radio

 

Plages de Méditerranée : "À cette saison, il faudrait encore une surveillance"

Avec ses vagues, la plage Lumière est un lieu très prisé des surfers. C’est d’ailleurs l’un d’entre eux, âgé d’à peine 13 ans, qui a sorti de l’eau le corps sans vie d’un septuagénaire mercredi 15 septembre. "Il y avait des vagues plus hautes quoi moi, c'est-à-dire d'1 mètre 60, rapporte Nicole, qui connaît bien les lieux. Pour elle, à cette saison, il faudrait encore une surveillance".

Ici c’est le vent d’Est qui est le plus dangereux car il crée une forte houle. "Très généralement, aux mois de septembre et octobre, on a ces coups de la mer qui sont traîtres, parce qu'ils ramènent de l'eau chaude et génèrent énormément de courant, explique le commandant Gregory Coutarel, des sauveteurs aquatiques des Bouches-du-Rhône. Et malheureusement, c'est aussi les mois où on n'a plus de surveillance sur les plages, donc pas d'alerte rapide, pas de prise en charge par les secours et ça conduit souvent à des catastrophes comme on a connues sur la Méditerranée".

 

 

"Ne pas surestimer ses forces parce que souvent, les éléments sont plus forts que nous !"

Pour Gregory Coutarel, "l'idéal c'est que quand on a un coup de la mer, il faut absolument éviter de se baigner, encore plus se baigner tout seul sans prévenir son entourage. Et dans la mesure du possible, ne pas surestimer ses forces parce que souvent, les éléments sont plus forts que nous !", tient-il à préciser.

D’autant que l’eau à 24 degrés attire logiquement encore beaucoup de baigneurs : "il faut avoir l'habitude de nager dans cette mer-là, souligne une baigneuse. Il faut savoir très bien nager, passer sous les vagues, ce qu'on fait nous depuis qu'on est jeunes". Et contrairement aux surfeurs qui ont "une bouée qui est leur planche, les nageurs n'ont pas de bouée s'ils ont une crampe pour se reposer..."

Tout près de La Ciotat à Cassis, un homme de 58 ans s’est lui aussi noyé mercredi 15 septembre.

 

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