Migrants : "L'état des lieux dressé par Adeline Hazan est plutôt partial"

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Bruno Bartocetti, responsable Unité SGP Police - FO pour la zone Sud, était l'invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio.

La police aux frontières de Menton n'a pas été épargnée par le rapport remis ce mardi par la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, rapport qui dénonce une politique du chiffre et un déni des droits dans le traitement des migrants.

Invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio, Bruno Bartocetti, responsable Unité SGP Police - FO dans la zone Sud, n'est pas d'accord avec l'état des lieux dressé par Mme Hazan : "Ce que je trouve grave dans ce constat, c'est qu'elle ne connaît pas assez sa copie. On n'est pas dans une zone d'attente, mais dans un point de contrôle. On n'est pas tenu à partir sur des procédures d'interprète, d'avocat et de droit d'asile."

Pour autant, explique-t-il, les policiers en place sur cette zone font au mieux pour traiter les migrants avec humanité et il regrette une vision "trop partiale" de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté.

"Les policiers sont surchargés de travail, ils font de leur mieux, assure-t-il. Le respect des droits est appliqué par ces policiers professionnels. Cet état des lieux est, à mon sens, plutôt partial. Il va dans un sens humain, bien sûr, on le partage, mais l'humain, il va aussi dans le sens du policier. Il y a 50 000 migrants par an. C'est vrai qu'un policier à bout de nerfs peut sortir de ses gonds, mais on a eu très peu de cas. On a eu un cas isolé, qui a été sanctionné. À tous les niveaux, il y a un regard déontologique et humain sur le travail que nous avons. Retenir, dans ce rapport, une parole déplacée, c'est stigmatiser le travail de la police, alors qu'elle a besoin d'être soutenue et de faire ressortir les conditions dans lesquelles nous travaillons."

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