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Manifestations des Gilets Jaunes : pour les commerçants, "maintenant oui, on va voir la casse"

Il y a un an naissait le mouvement des Gilets Jaunes. À quoi va ressembler la mobilisation pour ce week-end d’anniversaire ? Difficile à dire car la mobilisation est en très nette baisse. Mais ces manifestations à répétition tous les samedis ont considérablement perturbé l’activité des commerçants des centres-villes, comme à Toulouse, où beaucoup de petits commerces ne se relèveront pas. Un sentiment de gâchis pour l'un d'entre eux, qui a accepté de témoigner au micro Sud Radio de Christine Bouillot.

Gilets Jaunes : un an après, les commerçants sont à bout. AFP

 

"On est obligé de revendre la petite boutique pour sauver celle-ci"

"Nous avons vécu 52 samedis avec des Gilets Jaunes raconte Jean-Marc Martinez, président des commerçants indépendants de Toulouse, au micro de Christine Bouillot de Sud Radio. On n'a pas eu un seul samedi de repos" regrette-t-il. Pour lui, le pire reste à venir, dans le bilan de cette année de mobilisation des Gilets Jaunes. "Malheureusement, il y a toujours ces Gilets Jaunes le samedi, et donc le samedi, il y a toujours une baisse de chiffre d'affairesOn voit des vagues explique-t-il. Le mois dernier, 58 entreprises, ce mois-ci, il va y en avoir 60 ou 70 et ainsi de suite et maintenant oui, on va voir la casse".

Licenciements, cessations d'activité, dépôts de bilan : c'est maintenant que le plus dur arrive, faute de trésorerie. Beaucoup de commerçants avouent ne pas se payer, comme Lucas Guillermin, opticien dans le centre-ville de Toulouse. Il a dû prendre une solution radicale : "on a dû se séparer de notre employé, et au bout d'un an, on est obligé de revendre la petite boutique pour sauver celle-ci" confie-t-il à Christine Bouillot.

 

"Tous les commerçants des centres-villes en sont à faire des sacrifices"

"Au final, il ne s'est pas passé grand chose : il n'y a pas eu trop de résultats derrière estime Lucas Guillermin. Le prix de l'essence est plus cher qu'au moment où ils sont allés dans la rue constate-t-il. Tous les commerçants des centres-villes en sont à faire des sacrifices, sur les salaires, sur les employés ou sur les fonds de commerce. Tout le monde resserre les boulons pour essayer de passer l'année".

 

 

Beaucoup de commerçants aimeraient que les Gilets Jaunes changent de mode d'expression. C'est le cas de Benoît, qui tient une boutique de vêtements d'hiver et tous les samedis, les Gilets Jaunes passent devant sa vitrine. "Pourquoi ces gens-là, qui s'attaquent au capital, ce que je peux comprendre, viennent-ils paralyser le centre-ville, qui est une zone économique représentée par des petits commerçants-artisans qui paient leurs impôts en France, qui travaillent et qui embauchent ? J'aimerais qu'ils m'expliquent mais on ne peut pas discuter avec eux" déplore-t-il.

Pour les commerçants de Toulouse, la période de Noël s'annonce plus que jamais cruciale.

 

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