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Les tickets-restaurant bientôt transformés en titres-repas avec double plafond ?

Par La rédaction

Pérenniser le paiement des courses en supermarché, dématérialiser les titres, changer de nom… Voici la proposition de loi qui vise à réformer les « tickets-restaurant ». Mais un point fait polémique : celui du « double plafond », avec 10 euros par jour en supermarché et 25 euros dans les restaurants, contre un plafond de 25 euros pour les deux actuellement. Explications.

Tickets-restaurant (Photo by ALAIN JOCARD / AFP)

Les tickets-restaurant qu’utilisent plus de 5 millions de Français devraient officiellement évoluer le 1er janvier 2028. Une proposition de loi est en cours d’examen par la commission des Affaires sociales. Elle vise à dématérialiser les titres, à permettre leur utilisation du lundi au dimanche, à pérenniser le paiement des courses en supermarché mais aussi, à prendre un nouvelle appellation : celle de « titres-repas »

Avancée ou recul ?

Les tickets-restaurant sont sur le point d’évoluer, mais ces changements déplaisent aux salariés et aux restaurateurs. Pourquoi ? De nombreux amendements visant à instaurer un « double plafond » ont notamment été déposés par Renaissance. L’idée est de fixer un plafond de dépenses de 25 euros par jour chez les restaurateurs et de 10 euros en grande surface. Jusqu’alors, le plafond était de 25 euros dans les deux cas.

Baisse de fréquentation et baisse du pouvoir d’achat

Les utilisateurs redoutent une baisse de leur pouvoir d’achat, tandis que les restaurateurs souhaitent un plafond plus élevé, face à la baisse constante de la fréquentation de leurs établissements par les salariés. Alors que certains députés voient un équilibre dans cette proposition, ce n’est pas le cas de Christophe Naegelen, député des Vosges et président du groupe LIOT à l’Assemblée nationale.

« Moi, je ne l'ai jamais porté en amendement. Il n'était pas dans le texte initial. […] Il y a un écueil qui est en effet le double plafonnement où on n'a pas tous réussi à se mettre d’accord », explique-t-il à propos du texte, qui doit être examiné en séance publique le 12 octobre.

Une autre solution avec des plafonds supérieurs

Il propose une autre solution : « Le but pour moi, c'est qu'on reste à 25 euros pour tout le monde. Donc, il n'y a rien qui change en termes de pouvoir d'achat pour les salariés. Mais par contre, on crée un plafond supérieur […] pour valoriser le travail des restaurateurs en mettant un seuil supérieur à 30, 35 euros pour les restaurateurs. »

Reste à savoir si son amendement de compromis pourra influer sur le texte, qui doit être examiné le 12 octobre.

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