Les routiers en colère contre la modification de leur temps de travail

Les routiers sont en colère contre le projet européen visant à modifier leur temps de travail
Des routiers bloquant l'A26 le 17 mai 2016, à Saint-Omer (Pas-de-Calais) © AFP

L’accès au port de Gennevilliers, en Hauts-de-Seine, est perturbé ce mardi par des routiers. Ils protestent contre un projet européen qui modifierait leur temps de travail.

Des militants CGT et FO ont perturbé, mardi matin, l’accès au port de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine. Pendant une heure, quelques dizaines de militants ont ainsi bloqué la circulation des poids-lourds et occupé une voie pour distribuer des tracts. Objectif : dénoncer la modification du temps de travail des routiers prévue dans une proposition de la Commission européenne.

"On pousse un coup de gueule parce qu'on a découvert avec stupeur que la Commission européenne a décidé de déréglementer à nouveau le temps de travail des routiers", a déclaré Jérôme Vérité, secrétaire général de la Fédération des transports CGT. Selon le syndicat, ce projet prévoit une diminution du nombre de repos par semaine pour les routiers transportant des marchandises et des personnes. Une lourde erreur pour la CGT qui redoute "l'augmentation et l'accumulation de la fatigue chez les conducteurs" et une "détérioration des conditions de travail".

Un véritable "coup de gueule"

Outre ce blocage, la CGT Transports a appelé à multiplier les actions de ce type partout en France durant la journée. Plus largement, le syndicat souhaite dénoncer une "casse sociale" en cours, dans les transports publics et privés, notamment pour les ambulanciers, les coursiers, les convoyeurs de fonds, ou encore les salariés de la logistique et du déménagement. Une nouvelle journée de mobilisation contre ce projet est prévue le 26 avril à Bruxelles, à l’appel de l'ETF (European Transport Workers' Federation).

La colère des routiers coïncide ce mardi avec celle des patrons d’auto-écoles, qui protestent contre "l’ubérisation" de leur profession, notamment à Paris.

 

Alexandra SEGOND

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