Laurent Mucchielli : "On peut critiquer chacun des éléments du ‘conte’ Covid"

Le chercheur en sociologie Laurent Mucchielli, auteur de « La doxa du Covid - Peur , santé, corruption et démocratie - Tome 1 » (Éditions Éoliennes), était l’invité d'André Bercoff le 27 janvier 2022 sur Sud Radio dans "Bercoff dans tous ses états".

Laurent Mucchielli
Laurent Mucchielli, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

"Être chercheur au CNRS, c’est partager l’éthique scientifique, dont le premier principe est le désintéressement. Le fait de chercher la vérité pour la vérité. Je n’ai aucun conflit d’intérêts", a tout d'abord déclaré Laurent Mucchielli.

 

Laurent Mucchielli : "Le but premier du discours dominant est de justifier ce qu’on impose"

"Nous avons vécu quelque chose d’exceptionnel. C’est bien pour ça que j’ai suspendu, pour la première fois dans ma carrière, ce que je faisais pour enquêter sur cet événement. Les crises révèlent des tendances qu’on ne voyait pas forcément.

Le management par la peur est un concept qui a été importé dans la sociologie française par Pierre Bourdieu, pour désigner le discours dominant. Et si c’est le discours dominant, c’est parce que c’est le discours des dominants, c’est-à-dire des élites qui dominent la société. Le but premier de ce discours est de conforter les élites dans leurs positions de domination, de justifier ce qu’on impose. C’est l’une des caractéristiques de cette crise sanitaire : au nom du bien, de la science, au nom de la santé, au nom du bien commun, voici ce que vous allez faire. Et si on n’est pas d’accord avec ce discours, on est soit complotiste, soit d’extrême-droite, soit antivax… toutes ces petites catégories stigmatisantes dans lesquelles on essaie d’enfermer les gens", a déclaré Laurent Mucchielli.

"Je montre comment on a réussi à imposer le 'récit' Covid comme incontestable et évident"

"Nous sommes confrontés à une menace générale pour l’humanité : c’est le discours général du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Si on n’avait pas instillé cette peur de mourir et si on n’avait pas branché le monde sur le mode de l’émotion, les choses auraient été un peu différentes. Deuxième élément, on ne pouvait rien faire, on ne pouvait que rester chez soi, puis de se conformer à un confinement général. Et puis, nous ne saurons sauvés, nous ne retournerons à la vie normale que le jour où il y aura le vaccin.

On peut critiquer chacun des quatre éléments de cette narration, de ce conte. Et puis mon travail a consisté à comprendre qui a réussi à imposer ce récit comme incontestable et évident. Il y a tout d’abord la Fondation Bill Gates, dont le grand projet est de vacciner l’humanité, elle le dit depuis des années. Puis il y a les laboratoires pharmaceutiques, dont le but premier est de faire de l’argent pour leurs dirigeants et leurs actionnaires", a poursuivi Laurent Mucchielli.

 

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