Lamia El Aaraje : "J’ai fait le choix de rester socialiste"

Lamia El Aaraje, candidate PS dans la 15e circonscription de Paris, s'estime légitime face à Danielle Simonnet, investie par la NUPES.

Lamia El Aaraje était l'invitée politique du jour sur l'antenne de Sud Radio.

Lamia El Aaraje est candidate PS aux législatives à Paris, dans la 15e circonscription. Elle sera en face de Danielle Simonnet, candidate investie par la NUPES.

Lamia El Aaraje : "Pas une candidature de dissidence"

"Ce n’est pas une candidature de dissidence, souligne-t-elle. Ce qui a été acté par le bureau national et le conseil national du PS, c’est que cet accord ne s’appliquait pas à la 15e circonscription de Paris. Une élection législative partielle s’est tenue suite à la démission de George Pau-Langevin. Cette législative partielle m’a vue devenir députée de cette circonscription."

"Or, en juin 2021, il y a 11 mois, j’ai battu la candidate investie par la NUPES. Et on vient expliquer que la candidate qui a été battue est investie à la place de celle qui a gagné. L’élection n’a pas été invalidée, mais annulée du fait d’un candidat qui s’est présenté sous un faux nom et une fausse étiquette politique. Sa présence fait que la candidate arrivée deuxième aurait pu arriver troisième."

"Pas de risque de dispersion de voix de gauche"

"On est dans une confusion totale, estime Lamia El Aaraje, candidate PS aux législatives à Paris. Les électeurs ne veulent pas de tambouille d’appareils, de petits jeux de copinage entre les uns et les autres. Ils veulent de la clarté. Je me sens bien sûr plus légitime que Danielle Simonnet. J’ai gagné il y a moins d’un an. Elle a perdu en 2012 et 2017 dans la 6e circonscription de Paris. Elle s’est présentée par opportunité électorale sur la mienne, où elle a de nouveau été battue."

"Il y a une légitimité sortie des urnes, celle du bilan du mandat qui a été le mien. Soutenue par le PS, je suis candidate et il n’y a pas d’accord sur la circonscription. LFI en a fait un point de blocage pour des raisons qui m’échappent. Tout cela aujourd’hui est derrière moi. Il n’y a pas de risque de dispersion de voix de gauche, c’est une circonscription qui est à gauche depuis 1981. L’enjeu est quelle gauche on choisit. Je défends une république laïque et sociale, la laïcité. J’ai fait le choix de rester socialiste, dans la maison de Blum et Jaurès, quand un certain nombre ont fait le choix de rejoindre LREM."

 


 

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