La cité Phocéenne prend soin de ses aînés

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(image d'illustration) Fred DUFOUR / AFP

Des petits gestes qui peuvent éviter de grands drames. En cette période de canicule, le centre communal d’action sociale de Marseille organise des visites à domicile pour les seniors isolés. 

"Tous les soirs je me couche en me demandant si je vais me réveiller le lendemain", lâche Marie, 84 ans. Cloîtrée dans son appartement sombre, cette marseillaise souffre autant de la canicule que de la solitude. Certes, elle a sa fille au téléphone quotidiennement mais rien de comparable à une entrevue en chair et en os.

Alors pour Marie et tous les autres dans le même cas, le centre communal d’action social de Marseille a décidé d’organiser des visites à domicile. Ces dernières durent une demi-heure, de précieuses minutes pour les seniors qui sortent de leur isolement en échangeant avec leurs visiteurs. Ces rencontres permettent également aux visités de signaler leurs problèmes de santé, si toutefois il y en a.

13 000 personnes âgées à risque ont été recensés par la ville, mais impossible pour les jeunes du centre communal de passer voir tout ce monde, alors des priorités ont été mises en place : ce sont les personnes les plus isolées qui bénéficient pour l’instant de ce service, ceux sans famille ni voisins pour venir prendre de nouvelles.

Mais certaines personnes sont tellement recluses que personne ne les a signalé à la mairie. Par conséquent, aucune visite du centre communal ne peut se faire. "Il y a des personnes qui ne parlent plus depuis des mois parce qu’elles sont seules. Le seul moment d’échange qu’elles ont, c’est lorsqu’elles vont faire les courses et qu’il y a un petit "bonjour" à la caisse" se désole Sylvie Lepeltier, chargé du service d’aide aux seniors de Marseille. Une situation problématique surtout en cette période de canicule où la chaleur peut être synonyme de drame.

Le ministère de la Santé rappelle qu’il est essentiel de donner et prendre des nouvelles de ses proches. De même, le gouvernement recommande fortement, si ce n’est déjà fait, de se faire connaître auprès du registre communal de la ville afin de pouvoir, comme Marie, bénéficier de visites et conseils, le tout gratuitement.

Propos recueillis par Lionel Maillet. 

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