La cantine à 1€... déjà testée et plébiscitée dans certaines communes

Cantine
by Hans Braxmeier from Pixabay

La cantine à un euro: c’était un engagement d’Emmanuel Macron dans le cadre du plan pauvreté présenté en septembre dernier. La mesure entre en vigueur principalement dans les communes rurales sans tarif social, dans lesquelles tous les parents payent la même somme pour la cantine de leur enfant. Ces quelques 10.000 communes peuvent désormais demander un soutien financier si elles souhaitent instaurer la cantine à 1 euro pour tous les élèves. L’État, qui estime le coût d’un repas à 4,50 euros, donnera 2 euros. La commune déboursera 1,50 euros. Reste 1 un euro à la charge des familles. Dans certaines communes, la cantine à 1 euro est déjà mise en place. C’est le cas de Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne. Le maire de la commune se réjouit d'avance de ce coup de pouce de l'Etat !

Reportage Sud Radio de Clément Bargain

En sortant de sa classe de CM1, Chris retrouve son papa avec le ventre plein: "Ce midi, on a mangé des frites, de la viande, un yaourt...". Ce repas à la cantine ne coûte qu’un euro aux parents:  Leila a trois enfants au primaire… 

"C'est très bien, car certaines familles peu aisées ont du mal à joindre les deux bouts"

Affluence en hausse à la cantine

La cantine à un euro a été lancée en septembre 2015 à Montereau. Depuis, le nombre de repas servis dans les écoles a augmenté de 60 %. Les enfants d’Aurore vont désormais à la cantine tous les midis.

"Au moins, c'est convivial pour les enfants, ils sont tous ensemble ! Et puis vu qu'ils finissent à 11h45 pour rependre à 14h, ils s'ennuyaient beaucoup pendant une heure et demie à la maison."

Pour les parents, les économies ne sont pas négligeables: jusqu’à plusieurs centaines d’euros dans l’année. 

"On peut les inscrire au centre aéré, leur faire faire des activités hors-scolaires, mieux les habiller, faire des petits extras, des sorties, les emmener au cinéma..."

En plus de soulager financièrement les parents, la cantine à un euro présente aussi un intérêt de santé publique selon James Chéron, le maire UDI de Montereau-Fault-Yonne

"A l'heure de la malbouffe, se dire que les enfants ont un repas équilibré au moins une fois dans la journée, c'est important."

Une mesure bienvenue pour alléger la note de la commune

Le repas à un euros coûte cher à la commune, plus d’un million d’euros par ans. Le maire estime le coût réel à plus de 9 euros, avec une différence financée sur les caisses de la commune. Cette aide de l'Etat est donc la bienvenue. "Si l'Etat nous donne deux euros pour chacun de ses repas, ça nous fera 290.000 euros qui viendront alimenter le budget municipal. Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas eu de bonne nouvelle, dans les collectivités territoriales !"

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