Journée nationale des aidants : "Physiquement je ne pouvais plus assurer un travail à temps plein"

C'est la journée internationale des aidants. Marielle, l'une d'entre elle, a été contrainte d’arrêter le travail pour s'occuper de sa fille.

AESH
Les AESH, Accompagnants des Elèves en Situation de Handicap, sont en grève mardi 19 octobre. © AFP

Reportage d'Adeline Divoux

 

C’est aujourd’hui la journée nationale des aidants. 11 millions de personnes sont concernées en France : des parents, des enfants, des conjoints, des frères ou sœurs… qui s’occupent au quotidien d’un proche porteur de handicap ou malade. Parmi ces aidants, Marielle Rolinat, 56 ans, une mère de 3 enfants qui s’occupe de sa fille de 26 ans, polyhandicapée.

"Je voulais avoir un temps pour mes autres enfants"

Elle est devenue aidante il y a plus de 20 ans. quand on a diagnostiqué à Mathilde, sa fille de deux ans à l’époque, un syndrome de Rett. "Ce handicap est à la fois mental et physique. Elle est dépendante pour tous les actes de la vie quotidienne. La faire manger, la changer, l'habiller. Elle a besoin de quelqu'un qui s'occupe d'elle 24/24h".

Pour assurer son rôle d’aidante familiale, cette mère a été contrainte d’arrêter le travail mais sans le voir comme un sacrifice. "Je voulais avoir un temps pour mes autres enfants. Je voulais aussi qu'il ait leur vie d'enfant puis celle d'adolescent etc. Et je sentais bien que physiquement je ne pouvais pas assurer un travail à temps plein".

"Il ne faut pas qu'on s'oublie !"

Sa fille est prise en charge la journée dans une structure spécialisée ce moment permet à Marielle de prendre soin d’elle. "Il ne faut pas qu'on s'oublie ! Et puis, tout simplement, quand les nuits sont compliquées, de temps en temps pouvoir faire la sieste ce sont des choses qui paraissent bête mais ça fait du bien. Et puis voir des amis aussi, sortir, avoir une vie sociale et ne pas être centré que sur le handicap".

Et pour sensibiliser sur cette situation, elle forme d’autres aidants. Elle s’est d’ailleurs engagée dans plusieurs associations.

Reportage d'Adeline Divoux