Jean-François Maurin sur la rave-party en Lozère : "C'est pas possible que l'on tolère ça"

Jean-François Maurin, président de la Fédération départemental des syndicats des exploitants agricoles (FDSEA) de Lozère, était l'invité de Jean-Marie Bordry lundi 10 août dans l’émission "Les vraies voix de l'été" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à partir de 17h.

Des milliers de personnes se sont illégalement réunies sur des terrains agricoles de Lozère provoquant la colère des agriculteurs. Leur représentant, Jean-François Maurin était l'invité de Jean-Marie Bordry dans les "Vraies voix de l'été", sur Sud Radio. Pascal GUYOT / AFP)

Ce week-end en Lozère, une rave-party sauvage s'est déroulée sur des terrains agricoles, provoquant la colère des agriculteurs face aux dégradations constatées. Le président de la Fédération départementale des syndicats des exploitants agricoles (FDSEA), Jean-François Maurin, exprime son désarroi.

Des dégâts sur les prairies

Ils étaient plus de 10.000 personnes à se réunir, au plus fort de la rave-party organisée ce week-end en Lozère et restaient encore sur les lieux lundi. "Ils étaient peut-être sur le départ, mais rien n'est sûr", affirme Jean-François Maurin. Les fêtards se sont installés sur une pâture mais également sur une prairie "qui sera à refaire complètement", déplore le syndicaliste.

Les dégâts sont impressionnants. "Ils ont saccagé les clôtures, tout ce qu'ils ont trouvé, il y a des seringues sur place, des détritus partout", rapporte-t-il. Une situation "inadmissible" pour Jean-François Maurin qui estime qu'il "n'est pas possible que l'on tolère ça". Les agriculteurs ne se sont d'ailleurs pas laissé faire et ont bloqué la route nationale 88 qui donne accès au site.

Qui prendra en charge les dégradations ?

Une situation tendue, mais qui est "restée sous contrôle", grâce au déploiement de la gendarmerie mobile. "Dimanche après-midi, la situation était très tendue, c'était limite de l'agression", raconte le président de la FDSEA Lozère. Des agriculteurs "très tendus" après avoir vu "leur travail mis à mal par des gens qui ne respectent pas la propriété privée", justifie-t-il.

Les organisateurs ne sont pour l'instant pas identifiés par les forces de l'ordre. "Je suis assez sceptique, ils sont assez malins", s'inquiète Jean-François Maurin. "J'espère que l'Etat va prendre en compte les frais, sinon ce sera aux agriculteurs de les prendre en charge, ce qui n'est pas normal", affirme-t-il. "C'est leur famille qui vont subir les conséquences", alerte le syndicaliste.

 

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