Instituts de beauté fermés : "nous ressentons une profonde injustice"

La nouvelle fermeture des instituts de beauté est perçue comme une injustice par les professionnels de l'esthétique Edouard Falguières, directeur des magasins franchisés Guinot-Mary Cohr,  une chaîne d'instituts de beauté, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 8 avril. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Les instituts de beauté ont dû une nouvelle fois fermer leurs portes, alors que les salons de coiffure restent ouverts. (Crédit : Pixabay)

"Pas d’études scientifiques, de risques sanitaires"

La nouvelle fermeture des instituts de beauté est perçue comme une injustice par les professionnels de l'esthétique. Edouard Falguières, directeur des magasins franchisés Guinot-Mary Cohr, une chaîne d'instituts de beauté, a décidé de poser une requête en référé pour demander la réouverture de ses instituts de beauté, en tant que commerces essentiels.

"Depuis le 19 mars, les annonces gouvernementales et l’application au territoire national depuis le 1er avril, nous ressentons une profonde injustice dans le fait d’être classés dans la liste des commerces non essentiels, explique-t-il. A contrario, les salons de coiffure, qui partagent le même code NAF, sont restés ouverts. Le gouvernement a fondé sa stratégie sur un conseil scientifique. Or il n’y a pas d’études scientifiques, de risques sanitaires dans les salons de coiffure et instituts de beauté. Nous n’avons jamais eu l’autorisation d’ouvrir, alors que les coiffeurs, les barbiers, l’esthétique à domicile sont autorisés."

"Les hommes politiques ne fréquentent pas les instituts des beauté"

"Même les ongleries sont ouvertes, mais l’institut de beauté en tant que tel est fermé. Nous demandons de revoir cette liste des commerces essentiels et non essentiels, explique le directeur des magasins franchisés Guinot-Mary Cohr. C’est une procédure accélérée. Nous avons déposé le recours hier. Nous aurons une audience dans les prochains jours et une réponse assez rapide. Si l’on compare les efforts réalisés par les deux professions, coiffure et beauté, elles sont identiques. On a des jauges, on reçoit une patiente avec une esthéticienne dans un lieu clos, avec un protocole qui a fait l’objet d’une norme Afnor durant le premier confinement."

"Peut-être que les hommes politiques qui ont pris cette décision ne fréquentent pas les instituts des beauté, à l’inverse des salons de coiffure", s’interroge Edouard Falguières. "L’esthétique à domicile est autorisée. Cela crée aussi un déséquilibre concurrentiel que l’on souhaite rétablir."

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