Inondations : "il faut digérer la chose, et après, il faut se battre !"

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Robin Devogelaere-Pozzo et Didier Codorniou interviewés par Cécile de Ménibus et Patrick Roger pour parler des suites des inondations qui ont frappé l'Aude depuis lundi.

Ils font partie des sinistrés des inondations de l’Aude. Jean-Pierre Lombard, dont l’entreprise a été dévastée, et Patrick, dont la maison a été inondée, témoignent au micro de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

L’entreprise de taxi de Jean-Pierre Lombard, basée à Trèves, a été entièrement dévastée par les inondations y a un mois et demi. Il a vécu une véritable de nuit de cauchemar : "à six heures du matin, on a constaté que nos véhicules étaient sous l’eau. Les 24 voitures étaient noyées, et notre entreprise s’est retrouvée en arrêt total d’activité. On a attendu que l’eau descende pour constater les dégâts."

"On ne peut pas se permettre de baisser les bras"

Comment fait-on pour reprendre l’activité, après un tel sinistre ? "On reprend doucement, reconnaît Jean-Pierre Lombard. Il faut attendre d’avoir les véhicules, de renouveler le parc. Nous avons réussi à avoir la moitié des voitures. Nous faisons revenir le personnel pour relancer le service. Mais les deux premiers jours ont été difficiles. Il faut digérer la chose, et après, il faut se battre. J’ai 31 chauffeurs, on ne peut pas se permettre de baisser les bras. On devrait arriver à reprendre tout le monde."

Pour Patrick, sinistré de l’Aude, dont la maison a été inondée, la situation est toujours aussi complexe : "Aujourd’hui il n’y pas encore de solutions de relogement. On a rempli un tas de papiers, ce qui est très dur, car nous n’avions pas la tête à remplir de la paperasse. On nous a baladés d’association en association, et des semaines après le sinistre, il n’y avait toujours pas de solution autre que d’urgence. Or ce que recherchent les gens, c’est du pérenne. La maison que j’habitais est inhabitable. Il n’y a pas de chauffage ni d’électricité. Et il y a des gens qui habitent encore ainsi. Je connais un couple de personnes âgées, dans ma rue, qui vivent comme cela et personne ne s’en occupe. Cela se règle au compte-goutte."

 

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