"Gilets jaunes" : les grandes villes veulent l’aide de l’État pour réparer les dégâts

Jean-Luc Moudenc
Jean-Luc Moudenc, maire Les Républicains de Toulouse, président de France Urbaine, interviewé par Cécile de Ménibus et Patrick Roger dans "L’invité de l’actu" sur Sud Radio, à 8h10. AFP

Jean-Luc Moudenc, maire Les Républicains de Toulouse, président de France Urbaine, était "L’invité de l’actu" dans la matinale de Sud Radio du 14 février 2019, animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger. Il revient sur les dégâts causés par les nombreuses manifestations des « gilets jaunes » dans les grandes villes, qui demandent l'aide de l'État pour réparer.

L'actualité est aussi marquée par la fin programmée de l'Airbus A380. Si ce n'est pas vraiment une surprise, c'est regrettable. Pour Jean-Luc Moudenc, maire Les Républicains de Toulouse, "c'est dommage car l'A380 était une véritable performance sur le plan technologique. La volonté était d'anticiper la croissance formidable du trafic aérien et d'accroître la capacité d'emport des avions ; malheureusement, c'est un avion qui n'a pas trouvé son marché. On voyait bien que la commercialisation patinait depuis quelques années. Il y a des emplois concernés mais Airbus a une telle capacité de production, que je pense qu'il y aura des solutions".

"Ces 30 millions sont les dégradations que nous avons chiffrées auprès des grandes villes"

Le chiffre des dégâts causés depuis le 17 novembre 2018 par les manifestations des « gilets jaunes » est estimé à 30 millions d'euros. Une réunion d'urgence a eu lieu le 13 février 2019 à Bercy avec Bruno Le Maire et la secrétaire d'État au Commerce. "Ces 30 millions sont les dégradations que nous avons chiffrées auprès des grandes villes : les mobiliers urbains, qui sont des pertes sèches non couvertes par les assurances. Il y a aussi des pertes de recettes des services publics, notamment des transports en commun, très utilisés au mois de décembre : il y a eu moins d'usagers, les métros et tramways ont souvent été interrompus pour des raisons de sécurité le samedi après-midi . Et puis il y a des surcoûts : par exemple, tous les samedis soirs, nous faisons partir nos équipes de propreté qui travaillent plusieurs heures la nuit pour que nos villes soient propres le dimanche matin.

Le record est Paris où la facture s'élève à 15 millions d'euros, puis Toulouse et Bordeaux. À Bercy, ils ont promis d'examiner notre dossier. Il a été décidé de constituer un groupe de travail pendant 15 jours et, dans 15 jours, il y aura un plan d'action et on saura si la solidarité nationale que nous avons demandée joue pour nous aider à faire face à cette dépense totalement imprévue".

"Quelques centaines de personnes mettent le bazar car les 60.000 autres organisent les choses pour que ce soit comme ça"

Les maires sont très inquiets pour les commerces. "C'est le problème le plus important, c'est plus important que nos propres budgets. Ce sont des casseurs, des ultras, des anar', des zadistes, quelques voyous de banlieues qui viennent tout piller. Samedi après samedi, le scénario est toujours le même : une manifestation qui se veut pacifiste dérive et devient une scène de jeu pour les casseurs.

Nos centres-villes sont désertifiés, nos commerces sont en grand danger, les habitants de nos communes ne peuvent plus jouir de la liberté de circuler normalement parce qu'il y a 60.000 personnes qui bloquent un pays de 66 millions de Français. Quelques centaines de personnes mettent le bazar car 60.000 autres organisent les choses pour que ce soit comme ça. C'est pour ça que nous demandons aux 'gilets jaunes' d'arrêter ces manifestations, de faire des réunions, de rentrer dans la logique du dialogue, selon leurs propres règles, à la limite."

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Retrouvez "L’invité de l’actu" du lundi au vendredi à 8h10 sur Sud Radio dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.
 

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