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Entrée au musée Grévin, concerts en France… qui est Bad Bunny, l'ennemi juré de Trump ?

PORTRAIT SUD RADIO - Entrée au musée Grévin, concert au stade Vélodrome puis au Stade de France... Bad Bunny est de retour en France après sept ans d'absence. Retour sur le parcours de la superstar portoricaine qui révolutionne la musique latine et casse les codes.

bad bunny
À 32 ans, Bad Bunny est devenu l'un des artistes les plus écoutés au monde et enchaîne les concerts en France (Photo by ANDREAS RENTZ / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP)

Ce mercredi, Bad Bunny est partout. Son double de cire fait son entrée au musée Grévin, tandis que des milliers de fans sont attendus au stade Vélodrome pour le premier de ses trois concerts en France. Après Marseille, direction le Stade de France pour deux dates très attendues ces 5 et 6 juillet. Une nouvelle étape dans l'ascension fulgurante de celui qui est devenu, en moins de dix ans, l'un des artistes les plus écoutés au monde.

De Porto Rico à la scène mondiale

Derrière Bad Bunny se cache Benito Antonio Martínez Ocasio. Né le 10 mars 1994 à Vega Baja, à Porto Rico, il grandit dans une famille modeste où la musique est omniprésente. Très tôt, il chante dans la chorale de son église avant de publier ses premiers morceaux sur SoundCloud en 2016, alors qu'il travaille encore comme emballeur dans un supermarché.

Son nom de scène est directement inspiré d'une photo de son enfance sur laquelle il apparaît déguisé en lapin, visiblement contrarié. Une anecdote devenue aujourd'hui l'un des noms les plus célèbres de l'industrie musicale.

L'artiste qui réinvente le reggaeton

Reggaeton, trap latino, rap ou encore salsa : Bad Bunny refuse de s'enfermer dans un seul style. Il mélange les genres, modernise les sonorités latino-américaines et impose une identité musicale unique.

Mais son succès ne repose pas uniquement sur ses mélodies. Contrairement à de nombreux artistes internationaux, il choisit de chanter presque exclusivement en espagnol et revendique fièrement ses origines portoricaines. Son deuxième album, "YHLQMDLG" pour : 'Yo Hago Lo Que Me Da La Gana' ("Je fais ce que je veux") résume parfaitement sa philosophie : suivre ses propres règles.

Une star engagée qui casse les codes

Bad Bunny ne se contente pas de remplir les stades. Il utilise aussi sa notoriété pour défendre les causes qui lui tiennent à cœur.

Dans ses chansons comme dans ses prises de parole, il dénonce les violences faites aux femmes, soutient la communauté LGBTQIA+ et critique régulièrement les inégalités sociales et les politiques migratoires américaines.

Sur scène comme dans la mode, il bouscule également les codes de la masculinité. Robes, jupes, maquillage, bijoux ou talons : l'artiste revendique une totale liberté vestimentaire et refuse les stéréotypes de genre. Une image qui lui vaut autant d'admirateurs que de critiques.

Quand Benito défie Donald Trump

En février 2026, sa prestation lors de la mi-temps du Super Bowl marque les esprits. Devant plus de 147 millions de téléspectateurs, il célèbre la diversité du continent américain, rend hommage à ses racines latino-américaines et adresse un message en faveur des immigrés. Une performance qui suscite la colère du président américain Donald Trump, qui dénonce un "affront à la grandeur de l'Amérique". Une polémique qui renforce encore davantage l'image d'un artiste engagé, prêt à défendre ses convictions sur les plus grandes scènes du monde.

Le Grammy qui entre dans l'histoire

Depuis son premier succès international avec "I Like It" en 2018, aux côtés de J Balvin et Cardi B, Bad Bunny enchaîne les records. Il devient le premier artiste hispanophone à dominer durablement les classements mondiaux de Spotify et accumule des milliards d'écoutes. Plus récemment, "Debí tirar más fotos" lui permet d'entrer un peu plus dans l'histoire en remportant le Grammy Award du meilleur album, une première pour une œuvre entièrement interprétée en espagnol.

Une tournée mondiale qui passe par la France

À 32 ans, Bad Bunny est devenu bien plus qu'un chanteur : une icône mondiale. Après avoir conquis les plus grandes scènes internationales, il retrouve cette semaine le public français avec trois concerts exceptionnels : ce mercredi au stade Vélodrome de Marseille, puis ce week-end au Stade de France.

De Porto Rico aux plus grands stades du monde, Bad Bunny a réussi un pari que peu d'artistes avaient accompli avant lui : faire danser la planète entière... sans jamais renoncer à sa langue, à sa culture ni à ses convictions.

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