"En période de tension normale, on oublie un peu que les cliniques privées existent"

Depuis un an, la coopération des hôpitaux publics et des cliniques privées a-t-elle progressé ? Lamine Gharbi, docteur en pharmacie, président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP), était l’invité de Patrick Roger le 11 février dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

"Faire en sorte que le privé soit pleinement associé"

Gare aux tensions dans les hôpitaux publics en raison du Covid, alertent différents spécialistes. Y-a-t-il eu des problèmes de coordination avec le secteur privé lors du premier confinement ? "La mise en marche avait été lente voire laborieuse, reconnaît Lamine Gharbi, docteur en pharmacie et président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP). Je retiens le fait que la complémentarité a été de mise pour la première vague. La deuxième vague s’est bien passée. Aujourd’hui, il faut rappeler que les cliniques privées sont partie intégrante de la lutte contre le Covid-19, tant en réanimation qu’en hospitalisation."

"Sur l’ensemble du territoire, nous disposons de capacités, explique-t-il. C’est vrai qu’aujourd’hui, je constate que certains territoires sont moins mobilisés que d’autres. Il y a des inégalités. Sur certains territoires, nous prenons en charge 20 à 30% des patients Covid. Dans d’autres régions, c’est 7 à 8%. Collectivement, on peut mieux s’organiser, faire en sorte que le privé soit pleinement associé."

 

"Il peut y avoir de vieilles querelles qui ressortent"

Est-ce que les hôpitaux publics sont bel et bien prêts à envoyer des malades aux cliniques privées ? "Ce n’est pas toujours le cas. En fonction des personnes, d’un côté comme de l’autre, il peut y avoir de vieilles querelles qui ressortent. Ce n’est pas le moment. On est sur un plateau important, 3.319 personnes en réanimation. On ne sait pas si cela va baisser, on l’espère. Mais si cela continue à monter…"

"Quand c’est en tension sur un territoire, on se rappelle que le privé existe, estime Lamine Gharbi. Mais quand c’est en tension normale, on nous oublie un peu." Sur l’Ile-de-France, a-t-on fait appel au privé ? "Cela fonctionne bien, l’ARS est totalement dans la transparence de l’information et nous sollicite régulièrement. Il faut rappeler que nous sommes là parce que les vieilles habitudes reviennent, on le sait. On a un peu l’impression, sur les vaccins, d’être au second rang. On dépend du stock de l’hôpital. Ce n’est pas de leur faute s’ils n'ont pas les doses, mais on arrive un peu en bout de chaîne."

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