Dans le bassin d’Arcachon, les consommateurs de fioul anticipent déjà l’hiver

Chaudière au fioul (©MYCHELE DANIAU - AFP)

Reportage Sud Radio. Avec l’hiver qui approche, les quelque 10 millions de personnes se chauffant au fioul s’apprêtent à remplir le cuve. Dans le bassin d’Arcachon, les livreurs sont déjà sur le qui-vive.

Ce n’est pas forcément la plus verte des énergies, mais elle est encore très prisée des Français. Ainsi, on estime à 4 millions le nombre de foyers se chauffant encore au fioul aujourd’hui, soit près de 10 millions de personnes, pour beaucoup en zone rurale. Alors que le prix du fioul dépend en grande partie du cours du pétrole et évolue donc tous les jours, difficile pour ces habitants d’anticiper le bon moment pour remplir leur stock. Dans tous les cas, les distributeurs sont déjà très sollicités.

"Je n’ai pas compté le nombre de clients, mais j’ai de quoi m’occuper !", assure Franck au micro de Sud Radio, à l’heure de commencer sa journée. "Ce n’est pas encore la période des grands froids, mais quand il va faire 0 ou 2 degrés pendant des jours et des jours d’affilée, là il y aura du boulot...", prédit-il. Dans son programme, un arrêt notamment chez Philippe et Michelle, un couple de retraités dont la cuve de fioul est presque à sec. "C’est sûr que si ce n’est pas très cher, tant mieux, mais on ne calcule pas en regardant le prix avant l’hiver", déclare Philippe, alors que le prix du fioul a légèrement augmenté en cette période pré-hivernale (environ 6 centimes par litre). 

Pour Jean-Michel Chassaing, distributeur à Sanguinet dans les Landes, cette légère augmentation est tout sauf inhabituelle. "C’est tous les hivers pareil, ça fait 30 ans qu’on fait le boulot. Dès qu’il y a de la demande, les prix augmentent, et puis après avec les taxes, le gouvernement ne nous oublie pas ! Le prix du marché s’établit tous les jours dans le pétrole, on est susceptibles d’augmenter tous les jours. Aujourd’hui, c’est à ce prix, demain ce sera à un autre, peut-être à la baisse. En début d’hiver, la tendance est toujours un peu haussière, mais ça s’arrête très vite et ça repart à la baisse ensuite. Ce n’est donc pas la peine de se bousculer et de faire des provisions...", rassure-t-il.

Un reportage de Christophe Bernard

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