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Crise sanitaire : "20% des patients en réanimation sont pris en charge dans les cliniques privées"

Lamine Gharbi, docteur en pharmacie, président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP), était l’invité de Patrick Roger le 6 novembre dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

Va-t-on vers une meilleure coopération des hôpitaux publics et des cliniques privées ?  Quelle est la situation dans les cliniques ? On se souvient que lors de la première vague, certaines avaient été mobilisées, d’autres non.

Cliniques privées : pas seulement des transferts

"La première vague a été gérée difficilement au mois de mars, explique Lamine Gharbi, docteur en pharmacie, président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP). Aujourd’hui, ce n’est pas le cas et nous sommes pleinement mobilisés. Depuis septembre, nous sommes au cœur de la lutte commune avec l’hôpital public. 20% des patients qui sont en réanimation sur le territoire national sont pris en charge dans les cliniques privées. C’est important de le rappeler."

Il a été dit que 85% des lits de réanimation étaient désormais occupés par des patients Covid. Y a-t-il un transfert systématique vers les cliniques en cas de saturation ? "Nous avons des lits de réanimation disponibles. Il n’y a pas que des transferts, souligne le président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP). Des patients arrivent spontanément aussi directement dans les cliniques, via les services d’urgences, via la régulation du 15, et via les transferts hospitaliers du public vers le privé."

2.000 lits de réanimation, et 2.000 autres pouvant être créés

"Nous avons aujourd’hui 2.000 lits de réanimation qui sont installés et qui fonctionnent, et nous constatons la saturation des patients Covid. On ne parle que d’eux, mais il faut aussi parler des patients non Covid. Évidement, nous devons continuer à les prendre en charge. Et si nous n’avons plus de place, comment allons nous faire ? C’est notre inquiétude quotidienne." Comment se passe la prise en charge ? "Il n’y a rien à payer, vous êtes pris en charge à 100%. Il y a le tiers payant intégral, c’est important de rappeler ces vérités. Il y a ce que l’on appelle le ticket modérateur, le forfait journaliser, le même que dans le public. Mais il est pris en charge par la complémentaire et 98% des Français en ont une. Donc il n’y a pas de reste à charge ou c’est le même que l’hôpital public. C’est important de le préciser, on pense toujours que les cliniques privées ne sont pas accessibles à tous. Ce n’est pas le cas."

"Nous pouvons transformer nos lits de soins continus et intensifs et créer environ 2.000 lits de réanimation de plus, explique le Dr Lamine Gharbi. C’est faisable, notre taux d’occupation aujourd’hui est le même que dans le secteur public. Nos médecins sont les mêmes que dans le secteur public, ils ont la même formation, nos infirmières ont le même diplôme. Mais nous devons aussi faire face aux tensions de ressources humaines, jongler avec les plannings." Faut-il déprogrammer des opérations ? "Nous avons comme instructions de l’ARS de déprogrammer 25% à 30% des opérations pour libérer des lits. Cela dépend des territoires, cela peut aller jusqu’à 50%. Nous suivons ces instructions pour pouvoir libérer de la place pour les patients Covid, libérer des milliers de lits."

Retrouvez « C’est  à la une »  du lundi au vendredi à 8h10 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.
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