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Covid-19 : vers un raccourcissement de la période de quatorzaine ?

Jean Sibilia, doyen de la faculté de médecine de Strasbourg et rhumatologue, était l’invité de Patrick Roger le 7 septembre dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

Vers une réduction de la durée de la quarantaine ? (Photo de Mehdi Fedouach / AFP)

Est-ce une bonne idée de réduire la durée de l’actuelle quarantaine de quatorze jours à sept jours ? Cette décision éventuelle a en effet été évoquée par certains spécialistes comme par le gouvernement.

 

Passer à une semaine sous certaines conditions

"Je pense que c’est une mesure qui va permettre de mieux vivre avec le virus, estime Jean Sibilia, doyen de la faculté de médecine de Strasbourg et rhumatologue. Il circule toujours. Ne soyons pas des devins, voyons comment la circulation va se faire. Il y a des milliers de cas chaque jour, il faut garder des mesures barrières. La quarantaine pour qu’ils ne diffusent pas le virus reste vrai. Mais est-ce qu’il faut maintenir les deux semaines ? On peut passer à une semaine en fonction de certaines conditions."

D’ailleurs, souligne le Dr Sibilia, "on l’a déjà fait. Les soignants dans certains pays, en Italie ou à Mulhouse, par exemple, sont revenus travailler après huit jours. Pour passer à une semaine, il faut réunir deux conditions : ne plus être malade, et idéalement avoir fait un contrôle PCR ou un test salivaire et que le test soit négatif. L’objectif étant bien sûr de stopper la diffusion du virus."

 

Relâcher quelques soupapes

Pourquoi passer à sept jours au lieu de quatorze ? Notamment parce que, lorsque l’on a été testé positif, cela signifie que l’on a été contaminé deux jours plus tôt, et que l’on n’est en général plus contagieux cinq à six jours plus tard. "On a mis la barre à deux semaines de façon très empirique, rappelle le doyen de la faculté de médecine de Strasbourg. Certains portent le virus pendant 25 à 30 jours, d’autres très peu. La question est d’avoir assez de tests pour savoir qui est porteur court ou long. On arrive à faire un million de tests par semaine. Mais pour que la société fonctionne, il faut que l’on arrive à relâcher quelques soupapes. Mais on ne le fera que quand on sera certain que l’on peut !"

Ce virus est-il désormais moins virulent ? "Le fait qu’il y ait plus de malades infectés est dû aux tests que l’on pratique, souligne Jean Sibilia. Ce chiffre n’a pas de valeur. Il y a moins de malades hospitalisés, moins de formes graves. Mais attention, nous n’en sommes qu’au début de septembre. On commencera à juger dans quatre à six semaines. Il semble que les sujets âgés, diabétiques et obèses se protègent mieux. Les mesures barrières portent leurs fruits, et les multiples mutations du virus ont peut-être fait que le virus est moins agressif. Restons prudent, c’est très difficile à démontrer."

Cliquez ici pour écouter "C'est à la une" avec Patrick Roger

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