Covid-19 : On peut l’attraper, même après une première injection de vaccin

On peut attraper le Covid-19, même après avoir reçu une première injection de vaccin. Joëlle Huth, médecin ORL en Dordogne, était interviewée dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 29 janvier. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Une première injection, puis les symptômes

Joëlle Huth, médecin ORL en Dordogne, exerce à la clinique du Parc à Périgueux. Elle fait donc partie des personnels considérés comme prioritaires pour la vaccination. Elle a reçu une première injection, puis a ressenti les symptômes du Covid-19. "Une dizaine de jours après, j’ai ressenti une petite rhinite, explique-t-elle. Bien sûr, je n’ai pas de température, vu que nous faisons un test tous les jours, et tous les patients qui passent à la clinique également."

"Je suis d’une profession à risque, âgée de plus de 60 ans et vaccinée, détaille Joëlle Huth. Le matin en me levant, je ne sentais plus le gel douche. J’essaie de respirer mon parfum : pas d’odorat non plus. J’ai eu de gros doutes d’avoir été infectée par la Covid. C’était dimanche dernier. Lundi, je me suis fait tester, et le résultat est tombé positif."

 

"Baisser la charge virale"

Quel constat en tirer ? Qu’une première vaccination ne protège pas totalement ? "Oui, déjà, on nous a dit qu’il faut deux injections pour être protégés, un intervalle de trois semaines entre les deux. Il faut le temps que le corps développe des anticorps, une immunité. Je le savais, je n’ai pas lâché sur les gestes barrières, pour moi comme pour mes patients. Le taux d’immunité n’est pas du tout acquis lors de la première injection. C’est pourquoi l’État privilégie cette deuxième injection. C’est important, l’intérêt pour la population étant que tout le monde soit vacciné et stoppe la circulation du virus, puisque l’hôte ne pourra plus héberger le virus de façon aussi confortable."

Comme pour la grippe, nul n’est immunisé du jour au lendemain. "Baisser la charge virale est quand même quelque chose d’important. Notre corps se met à se protéger et empêcher le virus de se multiplier." A-t-elle une idée de comment elle l’a attrapé ? "Non, c’est cela le pire. On s’est posé les questions dans tous les sens. C’est cela qui est perturbant. Sans doute par une patiente, mais cela fait presque un an que l’on fait attention, que l’on nettoie tout. On ne sait pas. Personne d’autre n’est atteint."

 

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