Covid-19 : les masques en tissu sont-ils inefficaces face aux variants ?

Eric Sirena, gérant de Lady Lane, près de Castres (Tarn), qui commercialise des tissus et des masques, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 21 janvier. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

(Jean-Philippe Ksiazek - AFP)

Alors que la fiabilité des masques en tissu face aux variants est remise en cause par certains, quelles conséquences pour les entreprises françaises ?

 

"La plupart des masques sont jetables"

"Bien sûr, on peut avoir des craintes, estime Eric Sirena, gérant de Lady Lane, entreprise située près de Castres (Tarn) commercialisant des tissus et des masques. Mais il faut bien savoir que la plupart des masques qui se vendent en ce moment sont jetables et non pas en tissu." Selon lui, "cela ne va pas changer grand chose. On dit qu’un masque en tissu n’est pas une barrière… Quand il est fabriqué à la maison, on ne sait pas trop comment il est fabriqué."

"Par contre, les masques que nous produisons sont certifiés DGA, avec tissu perlant, presque imperméable, et traitement anti bactéries, explique Eric Sirena. Après, je pense que les gens préfèrent acheter des masques antigéniques parce qu’ils sont jetables, qu’il ne faut pas les repasser. A priori, cela coûte moins cher, 20 centimes quand un masque en tissu coûte 3 à. 5 euros."

 

"Cela a permis de passer un cap"

On avait largement parlé de nouveaux débouchés dans le textile grâce aux masques. Cet espoir s’est-il évanoui ? "Le marché s’est rétréci parce que l’on a massivement importé des masques d’Asie, juge le gérant de Lady Lane. Cela a permis pendant un certain temps de pallier l’absence de commandes pour la mode. Fabriquer des masques nous a permis de passer un cap."

"Je commercialise du tissu de manière générale, et pendant cette période, une de nos sociétés a fabriqué du tissu pour les masques et fait des masques. On continue, mais avec une forte baisse de commandes. Les affaires sont très compliquées, nos clients ont du mal à nous recevoir, tout le monde est prudent, et choisir du tissu sans le toucher est très compliqué. Cela fonctionne au ralenti, et je pense qu’il y aura pas mal de défaillances d’entreprises."

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