Coronavirus - Divergences au sein de l'Assemblée, Olivier Véran propose de déstocker 15 millions de masques

Édouard Philippe et les chefs des principaux partis politiques et des groupes parlementaires sont réunis autour de la même table ce matin. Objectif ? Faire un point sur la propagation de l'épidémie de coronavirus en France.
Depuis le début de la semaine nombre d'élus comme Marine Le Pen, ou le premier secrétaire du PS, Olivier Faure ( à ce micro mardi) réclament toute la transparence sur la gestion de situation. La majorité, elle, appelle à l'unité. 

En proposant 15 millions de masques, Olivier Véran parviendra peut-être à calmer les foudres de l'Assemblée, dubitative quant à la gestion du coronavirus en France. (Photo Christophe ARCHAMBAULT / AFP)

Un reportage de Cyprien Pézeril pour Sud Radio.

 

En ce moment-même, aux alentours de 11h30, l'Assemblée Nationale débat des mesures à prendre contre une éventuelle épidémie de coronavirus. Y compris dans la majorité, des députés - au nombre de trois, Jean-Louis Touraine Thomas Rudigoz et Danièle Cazarian - ont réclamé de plus grandes mesures de précautions, notamment sur la venue hier soir de 3000 supporters turinois à Lyon.

Un risque d'épidémie, voire même de pandémie. Pour le ministre de la Santé, Olivier Véran, face à une situation sanitaire exceptionnelle, il faut faire bloc.

Le ministre de la Santé veut calmer les ardeurs : "Je crois que l'union nationale est absolument essentielle dans la période actuelle et les polémiques qui peuvent être initiées ça et là ne sont pas à la hauteur des enjeux que nous connaissons."

La réponse à la main tendue du gouvernement n'est pas unanime dans l'opposition. Caroline Fiat, députée France Insoumise et aide-soignante à côté, "trouve logique qu'on en parle car il s'agit de santé".

Malgré tout, ces disuccsions doivent être saines et sereines ajoute-t-elle lorsqu'elle ajoute que "il ne faut pas rendre une situation critique, anxiogène" et "trouve toujours un peu perturbant de faire de la politique sur des sujets de santé. Ce n'est pas le moment". Autrement dit, les circonstances ne tolèrent aucune polémique.

 

La droite devient la vraie force d'opposition au gouvernement sur la question du coronavirus

Contrairement aux Insoumis qui appellent à la prudence et à ne pas créer de polémiques, à la droite de la droite, ils sont nombreux à réclamer des mesures allant d'un contrôle accru jusqu'à une potentielle fermeture des frontières avec l'Italie. Alors, pour Nicolas Dupont-Aignan de Debout la France, cet appel du gouvernement n'est rien d'autre qu'un leurre.

"Si l'union nationale, c'est pour dire "Tout va bien Madame la Marquise, circulez, y'a rien à voir", ce n'est pas la conception que j'ai de l'union nationale. L'union nationale, c'est regarder les problèmes en face et les traiter" déclare Nicolas Dupont-Aignan.

Le député de l'Essonne réclame, comme d'autres, plus de moyens dans les hôpitaux pour gérer les conséquences du coronavirus.

 

Des raisons de s'inquiéter ? Olivier Véran prépare 15 millions de masques

Sur les 18 cas de coronavirus en France depuis le début de la crise, deux personnes sont décédées, douze sont guéries, et quatre  personnes sont encore hospitalisées à ce jour. Mais quand le ministre de la Santé, Olivier Véran, dressait le bilan hier soir, il ommetait un décès. Car depuis hier, il y a donc eu une autre victime depuis : Un Français de 60 ans, enseignant dans l'Oise. Il est mort dans la nuit de mardi à mercredi à Paris après avoir été infecté par le nouveau CoVid19 sans s'être rendu dans la zone affectée par le virus. De fait, le nombre de personnes contaminées reste imprécis pour l'instant en France, mais l'inquiétude est bel et bien là. En réaction à l'emballement global, le ministre de la Santé a annoncé hier soir une mesure supplémentaire. En effet, le ministre doit s'entrenir aujourd'hui avec quatre fabricants de masques.

"J'ai décidé de déstocker 15 millions de masques anti-projections de notre stock national qui seront répartis dans toutes les pharmacies d'officine du territoire. ceux-ci serviront aux professionnels de santé et aux personnes dites à risques qui reviennent de zones rouges ou qui ont été en contact avec des personnes infectées."