Chiens assistants : "une méconnaissance de leur rôle et une ignorance de la loi"

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(image d'illustration) FRANCOIS GUILLOT / AFP

La semaine dernière, une femme non voyante et un jeune handicapé se sont chacun fait refuser l'entrée d'un lieu public au motif qu'ils étaient accompagnés d'un animal, en l'occurrence un chien assistant essentiel à leurs déplacements. Plusieurs associations sont montées au créneau pour que la loi soit respectée. Joaquim Romeron, président de l'association Chien guides Paris était sur Sud Radio. 

Mardi dernier, une femme non voyante et son compagnon se sont vus refuser l’accès à un restaurant près d’Aix-en-Provence, au motif qu’ils étaient accompagnés d’un chien. Dans la même semaine, un jeune handicapé, s’est fait refouler à l’entrée d’un magasin Carrefour Express à Toulouse, pour la même raison. Leurs deux animaux pouvaient pourtant rentrer dans ces lieux : les chiens guides et d’assistances sont autorisés dans les endroits publics depuis 1987.

Essentiels dans la vie de certaines personnes en situation de handicap, les chiens ne sont pas souvent les bienvenus et ces situations sont malheureusement très courantes. Pour Joaquim Romero, président de l’association Chiens guides Paris et invité de Sud Radio, cela s’explique par "une méconnaissance du rôle de ces chiens" ainsi qu’une "ignorance de la loi". En effet, refuser l’accès à un lieu public à une personne accompagnée d’un chien assistant, c’est s’exposer à une amende.

Alors quelles solutions pour que ces chiens soient mieux intégrés à la société ? Pour Joaquim Romero tout passe par la pédagogie : "Il faut rappeler le rôle de ces animaux. Ils n’ont rien à voir avec des animaux de compagnie. Ce sont des chiens très bien éduqués qui suivent une formation très complète de 150 heures, soit à peu près 6 mois de travail. Ils sont sélectionnés dès le plus jeune âge et sont accompagnés tout au long de leur vie".

Suite au tollé provoqué par le refus de laisser rentrer Kevin, le jeune handicapé, avec son chien, scène qui a été filmée, Carrefour s’est excusé et a promis de "resensibiliser ses équipes" à la législation en vigueur.

 

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