Ces forêts transformées en dépotoirs sauvages

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Chaque année, près de 1 500 tonnes de déchets seraient ramassés ans les forêts franciliennes. AFP

Face aux trop nombreux dépôts sauvages laissés dans les forêts des Yvelines, l'ONF, l'Office nationale des forêts, a décidé, il y a une dizaine de jours, d'arrêter de ramasser les déchets dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Face à cette situation, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, organise une conférence de presse mercredi 10 octobre. Elle devrait annoncer des fonds supplémentaires pour permettre aux communes concernées de prendre en charge ce ramassage. Mathilde Choin, du Sud Radio, est allée à Saint-Germain-en-Laye, où des mesures sont plus qu'attendues.

Chaque année, près de 1.500 tonnes de déchets seraient ramassées dans les forêts franciliennes

Malgré tous les panneaux : "Gardez et triez vos déchets", rien n'y fait. "Qu'est-ce qu'il y a comme canettes, des bouteilles, du plastique, des ordures, du papier... Il y a même des capotes !" racontent à Mathilde Choin de Sud Radio Isabelle et Jeanine, des habituées qui viennent se balader toutes les semaines dans la forêt. Mais elles n'ont jamais croisé de promeneurs malveillants.

Et la situation empire : Marguerite Vincenot est la présidente des Amis de la forêt de Saint-Germain et de Marly. L'urgence pour elle est maintenant de faire face aux déchets venus des travaux : "du papier, des sacs de ciment, de plâtre non utilisés. Est-ce que c'est le travail au noir ? Est-ce que ce sont des professionnels indélicats ? Ça coûte très cher à enlever et ça abîme les routes". Chaque année, près de 1.500 tonnes de déchets seraient ramassées dans les forêts franciliennes, soit un coût de 900.000 euros. 

Vers une peine de prison avec sursis ?

Pour y faire face, Arnaud Péricard, le maire de Saint-Germain-en-Laye, demande à la région jusqu'à plusieurs centaines de milliers d'euros par an pour enlever ces déchets. Mais aussi pour investir dans la vidéo-protection. "C'est triste, mais on n'a plus le choix maintenant. C'est vraiment quelque chose d'inacceptable aujourd'hui. C'est vraiment notre réserve d'oxygène, on ne peut pas la polluer comme ça", confie-t-il au micro de Mathilde Choin. 

Alors que les contraventions peuvent aller jusqu'à 1.500 euros, Arnaud Péricard veut aller encore plus loin. L'élu vient de demander aux parlementaires de se pencher sur des peines de prison avec sursis.

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