Cérémonies du 8 mai : "les Résistants ont trouvé le moyen de rétablir la République"

Emmanuel Macron, 8 mai 2018 (©FRANCOIS GUILLOT - AFP  POOL)

Reportage Sud Radio. À Toulouse, la cérémonie de commémoration du 8 mai était placée ce mardi sous le signe de la jeunesse… et du chant.

Soixante-treize ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France rend hommage aujourd’hui sur tout son territoire aux soldats tombés lors de ce conflit meurtrier. Si Emmanuel Macron a présidé la cérémonie aux pieds de l’Arc de Triomphe, à Toulouse, ce sont des enfants qui étaient au centre des attentions, la Marseillaise et le Chant des Partisans étant entonnés par une centaine d’élèves de quatre collèges toulousains.

"Ils sont le futur de notre pays, et ils en ont quand même conscience", souligne Béatrice Rouch, professeur de musique au collège Émile Zola. Pour Maxime, âgé de 13 ans, l’instant est solennel. "C’est toujours très émouvant de voir des anciens soldats qui ont connu des gens qui sont morts. J’aimerais le faire, mais je ne sais pas si devant le front j’aurais le courage...", se demande-t-il au micro de Sud Radio. En de tels instants, certains s’imaginent même s’engager pour la nation. "Eux l’ont fait, donc nous aussi on peut le faire", se persuade Côme, élève de 5ème.

"Les principes qui sous-tendaient la Seconde Guerre mondiale sont toujours là"

De son côté, Julien regarde ses trois fils assister à la cérémonie avec émotion. Originaire de la région des Grands Lacs en Afrique, ravagée par 20 ans de guerres civiles, il ne peut s’empêcher de penser à la situation actuelle dans le monde. "Ce sont des réfugiés, ils sont ici parce qu’ils ont fui la négation des droits de l’Homme. Les principes qui sous-tendaient le combat de la Seconde Guerre mondiale sont toujours là", rappelle-t-il.

Petit-fils de François Verdier, compagnon de Jean Moulin tué par la Gestapo, Alain Verdier était l'invité d'honneur de cette cérémonie toulousaine. Selon lui, il est capital de voir l’esprit des Résistants se transmettre aux jeunes générations. "Les Résistants ont trouvé le moyen de rétablir notre République. À nous de maintenir la valeur des mots Liberté, Égalité, Fraternité, et je rajouterai Solidarité, dans notre société. Nous sommes dans une société qui n’est plus celle de l’après-guerre, c’est une société libérale où l’économie a pris le pouvoir. Notre devoir de citoyen est de résister à ce pouvoir économique pour que notre société reste libre", affirme-t-il.

Un reportage de Christine Bouillot

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