Bus itinérant pour les consommateurs de crack : fausse bonne idée ?

Les bus itinérants pour les consommateurs de crack : fausse bonne idée ?
France 3 - Capture d'écran

Deux ans après l’ouverture d’une salle de shoot à Paris, Anne Souyris, adjointe à la mairie de Paris en charge de la Santé, envisage un nouveau dispositif : le déploiement de nouvelles salles de shoot et un bus itinérant pour les consommateurs de crack. Cela va-t-il régler la situation, s’interroge André Bercoff dans sa chronique du jour.

« Anne Souyris adjointe à la mairie de Paris pour la Santé, prépare un plan Crack. Rien qu’à Paris, il y a 8.000 consommateurs de crack, rappelle André Bercoff, et jusqu’à 500 en errance dans les rues. La mairie de Paris a décidé de mettre en place un bus itinérant, permettant l’inhalation de cette drogue incompatible avec la salle de shoot, parce qu’elle n’est pas injectable. »

« Dès septembre, le plan Crack permettrait, avec un bus, d’aller au plus près des consommateurs. Problème : est-ce que le bus ne va pas être amené à tourner 24h/24, et quand les consommateurs de crack seront à la rue, comment vont-ils faire ? », se demande André Bercoff.

« C’est-à-dire que la vraie question, bien qu’elle ne soit pas facile, est : n’est-ce pas une fausse bonne idée ? »

« Si les bus de crack qui se mettent en place calment et rétablissent une situation devenue impossible dans certains quartiers, tant mieux », conclut-il.

La suite de la chronique est à écouter sur le podcast “André Bercoff dans tous ses états”, émission du mercredi 5 septembre 2018.

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