Bientôt de simples contraventions contre la détention et l’usage de cannabis

Policiers en service

Cet allègement de la procédure de répression de l’usage du cannabis était une revendication syndicale de longue date chez les policiers. Le ministère de l’Intérieur compte la mettre en œuvre avant la fin de l’année.

Le candidat Macron l’avait promis pendant sa campagne, le président va l’appliquer. Ce mercredi, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb confiait son intention de mettre en place de "simples" contraventions pour réprimer la consommation et la détention de cannabis "dans les trois-quatre mois". "Nous lançons sans attendre les mesures de réflexion et de concertation sur le sujet pour une mise en œuvre d'ici la fin de l'année", a précisé à l'AFP l'entourage du ministre. Dans la soirée, un syndicat de policiers, l'UNSA, s'est félicité de cette annonce. "Monsieur le ministre, en faisant l'application de cette revendication syndicale de longue date, répond à une demande forte de simplification et d'allègement du travail, sans sacrifier à l'efficacité", a ainsi estimé Philippe Capon, secrétaire général de l'UNSA Police.

Les policiers déploraient jusqu’ici une procédure trop lourde et trop chronophage en comparaison avec les sanctions pénales, ainsi qu’une certaine inefficacité en matière de lutte contre les trafics. Pour rappel, une loi datant de 1970 pénalise l’usage et le trafic d'une peine d'un an de prison maximum et 3 750 euros d'amende. Dans la pratique, si l'emprisonnement pour usage est exceptionnel, les amendes perdurent. En 2014, 17 millions de personnes disaient avoir déjà pris du cannabis dans leur vie et 700 000 en consommeraient quotidiennement, selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

(Avec AFP)

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