Alpes Maritimes : "Il faut que les touristes restent chez eux !"

Ils sont nombreux à douter de l’efficacité du confinement partiel instauré dans une partie des Alpes-Maritimes. À commencer par les Niçois, ville la plus touchée par le virus, où l’on estime que deux week-ends de confinement du littoral ne vont pas faire reculer l’épidémie.

De nouvelles mesures de restriction ont été annoncées lundi 22 février dans les Alpes-Maritimes. © AFP

Reportage à Nice de Lionel Maillet pour Sud Radio

 

Confinement le week-end dans les Alpes-Marimites : "Ça devient du n'importe quoi..."

Pour Yves, restaurateur en plein centre-ville de Nice, le confinement partiel ne va pas servir à grand-chose : "ils auraient mieux fait de confiner encore un mois et après laisser les gens travailler ! Ça devient du n'importe quoi..." estime-t-il.

Les commerçants s’y attendaient mais pour eux, le coup est dur. Ils vont désormais devoir faire avec le couvre-feu et le confinement partiel. "Les commerces qui sont déjà fragilisés ne vont pas s'en relever, c'est certain..." redoute Philippe Desjardins, qui préside la fédération du commerce de Nice qui représente 1.450 commerçants..

 

"Il va y avoir un monde fou la semaine !"

"Pourquoi confiner uniquement le week-end ? s'interroge un Niçois. Il va y avoir un monde fou la semaine !"

Pour l'instant, uniquement deux week-ends d'isolement, mais pour beaucoup, c'est déjà trop. "Je suis écoeurée de la vie ! confie une Niçoise. On en a marre, ça fait un an qu'on subit ce confinement-déconfinement". Une autre assure qu'elle ne respectera pas ce confinement. "Je n'ai jamais respecté le confinement, je suis toujours sortie !"

Le port du masque est rendu obligatoire dans toutes les zones très fréquentées. "S'il n'y avait pas eu autant d'abus et autant de gens qui s'agglutinent, on n'en serait pas là" regrette un Niçois.

 

"Il faut que les touristes restent chez eux !"

Mais pour Laurent Saccomano, président de l'Union régionale des professionnels de santé-médecins libéraux de la région Paca, il aurait fallu aller encore plus loin : selon lui, "la population s'était préparée au fait que le confinement allait être fort et là on leur dit juste que c'est le week-end. Je crains que le message qui puisse être perçu comme ce n'est pas si grave que ça puisse avoir des répercussions plus graves".

 

"Il faut que les touristes restent chez eux !" affirme quant à elle une Niçoise. La préfecture promet des contrôles renforcés à la frontière italienne et des tests PCR sur les passagers qui arrivent à l'aéroport. Pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt déplore Anne, qui travaille dans le prêt-à-porter : "on autorise les gens à partir en vacances et après on s'étonne qu'il y a une flambée !"

Selon ces Niçois, confiner uniquement le littoral c'est aussi prendre le risque qu'il y ait un appel d'air dans l'arrière-pays.

 

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